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Lectures analytiques et commentaires composés -FRANCAIS- 1ère S
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06.06.2007
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Francais

Zone, extrait d'Alcools d'Apollinaire

Posté le 06.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Alcools est un recueil de 30 poèmes. Zone est lz dernier poème rédigé mais c'est le premier à apparaitre quand on ouvre le livre. C'est un manifeste de la poésie moderne.
Le poème est très représentatif de la thématique des autres poèmes: c'est un prologue (poème en prose) qui essaie de définir un nouveau concept de la poésie. Tonalité générale du poème = marque une certaine désespérance, tristesse.
Explication de zone: Avant ce poème s'intitulait Cri
Zone=lieu assez misérable qui entoure souvent une ville (vient du grec --> ceinture)
Pq Zone? --> On le voit déambuler ds des quartiers désafectés.
Zoner : Caractérise une déambulation sans itinéraires définis. Apollimaire est une sorte de "zonard".(->terme moderne)
Publié en 1912 il suit une chronologie. c'est la journée fictive du poète --> symbolique de la vie entière du poète --> terme métonymique.



I/ Un poème à caractère autobiographique
A/ Ambiguïté de l'énonciateur

-Emploi de "tu" (v.1,3 et 9) et "je" (v.23)
-Utilisation du "tu" pour les remarques dépréciatives. C'est un "tu" des regrets.
Le "je" porte sur l'affirmation de soi

B/ Les souvenirs de l'enfance, des études

Education scolaire à cette époque => obligatoire d'apprendre le grec et le romain. Ici on a un reniement de la culture ancienne (v.3).
Souvenirs d'une enfance pieuse non reniée. Eloge du christiannisme non ironique.
Chp lexical de la faute, du pêché, du regard sur soi.

C/ Encrage spatio-temporel
-Paris 15ème et 17ème
-Habite à Auteuil, ts les matins il passe sur le pont Mirabeau
-Mmt de l'écriture = année 1912 = son passé
-Evocation très concrète de paris + emploi de mots modernes comme "jolie sténodactylographe". C'est la première qu'on les voit ds un poème.

II/ La conception moderne de la poésie
A/ La modernité comme source d'inspiration

-Poésie de la ville --> déambulation urbaine, à travers la ville ("rue Aumont","Thieville").
Titre donne un contexte urbain. Apollinaire n'a pas peur de se servir de mots à caractère dépréciatifs. pour lui, tout est source de poésie même la laideur de la vie. Vue valorisante des choses du quotidien.
L'auditif et le visuel se répondent (v.16). Une correspondance s'adresse à tous les sens. Ce poème permet aux 5 sens de s'exprimer.
cette modernité touche aussi le monde industriel. Réference à l'aviation. 1910-1912 --> début de l'aviation.
-Référence au Christ par la mm occasion. Il est éternel --> s'inscrit ds une durée. Ce qui est éternel est éternellement moderne.
-Réference aux hommes du travail (v.17 à 19). La sirène annonce le dbt et la fin du travail. Apollinaire prend plaisir à énumerer ce qui fait le quotidien des travailleurs.

B/ L'art nouveau = véritable hommage de la part d'A.

Il fait l'éloge de nvx modes d'expression (cf aux v.11,21,22). L'art sort dans la rue; il sort des musées. A. veut définir la poésie comme étant tributaire de ces nvx moyens d'expression. On assiste à un renouvellement des sources d'inspiration.

Conclusion:
Zone est le seul poème en prose du recueil Alcools.
C'est le poème qui affiche le mieux la nouvelle conception de la poésie.



--

La prose du Transsibérien, Blaise Cendrar

Posté le 06.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Ressemblances et différences entre Zone et la prose du transsibérien.
#La thématique: reprise des thèmes de la reminescence, de l'adolescence, du voyage, de la ville, de l'éducation religieuse et de l'éveil de la vocation poétique.
#La forme poétique: vers libres --> prose poétique. C'est en contradiction avec le titre La prose.... Cela se voit par la typographie. Malgré le titre ce n'est pas de la prose mais des vers libres.
Dates de rédaction des 2 poèmes : 1912-1913
Poèmes à caractère autobiographique ac comme source d'inspiration = enfance et vie du poète.
Ce long poème (la prose du transsibérien) est inspiré par une aventure de jeunnesse --> fugue à l'age de 16 ans de la Russie à la Mandchourie.

I/ Une autobiographie morale
A/ Un poème ancré dans la vie

C'est dans la vie que l'on trouve l'inspiration du poème. les repères autobiographiques sont nombreux :
-emploide la 1ère personne
-l'age = 16 ans
-distance du lieu de la naissance
-autoportariat à caractère moral
-références au passé --> emploi de l'imparfait.
C'est un ouvrage temporel ds une période

B/ Cendrars fait un autoportrait moral

Portrait d'un jeune homme intrépide, fugueur. Réf. au célèbre poète Rimbaud (lui aussi fugueur à l'age de 16 ans).
Passion amplifiée et exprimée par la métaphore filée du feu.
Trace le portrait d'un JH bouillant. il parle de lui-mm avec bcp d'ironie : "mauvais poète" = autodérision. Clin d'oeil au lecteur, goût pr la culture ==> intellectuellement brillant et curieux.

II/ Un voyage poétique
A/ L'exotisme

L'exotisme se retrouve ds le titre : "Transsibérien".
Transsibérien = train qui va de Moscou à Vladivostok (traverse les steppes d'Asie centrale). Réference à Michel Strogoff de Jules Vernes.
-nom de lieux : Moscou = ville aus 103 clochers et aux 7 gares. Moscou = clochers à bulbes dorés =plage rouge Kremlin.
Allusion à la patisserie. Kremlin = gateau, Croustillé = amande --> Métaphore filée. Emploi de très nombreuses hyperboles.
On peut se replacer ds la Russie de 1814. Avant la révolution Russe --> époque du Tsar Nicolas II. Cendrars voyage entre 1904 et 1914. Il passe l'hiver à Pékin.

B/ Voyage = source d'inspiration poétique.

Oeuvre poétique qui appartient à l'Art Nouveau. Expérience d'une forme nouvelle de poésie --> Prose dédiée aux musiciens.
Ponctuation très discrète. Rythme de la parole devient un souffle. Fluidité des phrases et du rythme. La musicalité joue sur les sonorités. Irrégularité des vers (12,26,6,10...). Ces jeux de sonorité rythme le poème.
Harmonie imitative = qd un poème cherche à imiter un bruit.
Ici elle est exagérée (on la retrouve également chez Racine). Evocation légère du rythme du train. Construction en chiasme (v.4 et 5).
--> effet de prolongement et de rupture.

Conclusion:
C'est ds le souvenir qu'il écrit sa poésie. Repères autobiographiques d'une grde précision. A cause de ce voyage ce poème est très dynamique (enfant ardent et passionné par le voyage, l'ailleurs). poésie de Cendrars = fondée sur une expérience réelle. Témoigne son goût de l'aventure. En mm tmps, elle vise un remouveau par l'utilisation de la prose, le paraléllisme rythmique des strophes ac le train.

La Prose du Transsibérien "Du fond de mon coeur.."

Posté le 06.06.2007 par bacfrancais
Intro:
La passage associe étroitement le train et la jeune femme. Le voyage ne peut plus se comprendre sans la présence de la JF. Le nom que Cendrars lui donne suggère à la fois l'enfance et la fragilité de la jeune femme. "de France" marque la noblesse et le lien avec le pays natal.
Jehanne apparait pour la première fois ds la P. du T. à la ligne 22. Cendrars parle de l'épatante présnece de Jehanne (=comparaison avec Jeanne d'Arc). Elle rassemble les qualité de ttes les femmes que Cendrars a connu. "Epatante Jehanne" = mot à connotation érotique = la petite Jehanne qui donne du plaisir. Cendrars provoque la curiosité du lecteur en parlant d'elle.

I/ Un portrait de Jehanne assez innatendu
A/ Le pathétique n'empêche pas l'amour

Cendrars apprécie Jehanne malgré sa nudité et sa pauvreté. Portrait se fait sur le registre pathétique. Emploi de négation à valeur restrictive, d'adjectifs modélisateurs = manière pr le narrateur de montrer ses sentiments à travers le texte.
Nbreuses allitérations. Les adjectifs st renforcés par des adverbes. --> tableau pathétique.
Focalisation interne. Objectif : Montrer le regard intérieur du narrateur et la volonté de susciter la compassion, la pitié du lecteur.
Le pathétique n'empêche pas la naissance de l'amour --> idée de fusion charnelle. Ils st seuls au monde ds le train qui roule. Elargissement de leur couple à une dimension du monde = couple universel.

B/ La représentationde Jehanne.

Jehanne est représentée comme étant la pauvreté incarnée. On peut la comparer à Cosette (cf. Les Misérables). Volonté du poète de caractériser Jehanne.
Caractériser = donner le portrait, tracer le caractère
Contraction entre "pale et innocente" et "au fond d'un bordel". Encore allusion aux Misérables: la mère de Cosette était une prostituée. "immaculée" rapprochement ac la Vierge Marie.
Cendrars insiste aussi sur sa discrétion --> suggère la pauvreté, le silence, le dépouillement complet. Volontée de discréditer la richesse au profit de la pauvreté. Cendrars --> profondément touché par la pauvreté de Jehanne. Ici, il inverse les codes. Volonté de mettre Jehanne avant ttes les autre femmes. Plusieurs reprises anaphorique.

C/ Portrait qui inverse les codes poétiques

Femme = muse du poète
Les codes poétiques = beauté. Jehanne les a tous MAIS c'est une prostituée.
Chez Ronsard/ du Bellay/ les poètes de la Renaissance, la muse = JF blonde, pâle, immaculée.
Jehanne = lys d'argent = fleur de la pureté = royauté/noblesse

II/ La relation de la JF et du poète
A/ L'expression de l'amour

Thème de l'amour valorisé dès le début. Destinataire à qui s'adresse le poème = l'amour. On parle d'amour dès le 2ème vers. Allusion aux dieux antiques.
En Russie, il ya un fleuve qui s'appelle l'Amour. Ici l'amour est dc personnifié. Ambiguïté du destinataire jeux de mots : Amour=personne=fleuve=dieu antique. C'est faiq exprès.
Poésie courtoise --> on aime une dame --> on lui écrit un poème.
Les poèmes s'inspirent de sources médiévales.
Expression "faire l'amour" valorisée car on évoque la dimension de l'univers. Ils ne st vus que par les comètes = témoins cosmiques.
Amour avec une prostituée = amour déchu mais ici il est sublimé. Cendrars et Jehanne deviennent l'Homme et la Femme.

B/ La muse et le poète

Cendrars transforme la prostituée en muse, en femme qui porte le lys. Métaphore du lys = la muse comme source d'inspiration et connotation religieuse (Vierge qui porte le Lys).
Cet extrait à une particularité typographique: structure en strophe de 4 vers.
--> lys = fleur de noblesse et pureté immaculée
Métaphore à caractère provocateur ? Blasphématoire ?
Reprise anaphorique de la femme et de la fleur. Métaphore de la fleur utilisée tt au long du poème.
Topos littéraire = la femme est fleur.

C/ Le poète : son regard

Cendrars voit en Jehanne une enfant perdue/innocente =pauvre. Il associe le lecteur à son regard sur elle.
ex: "Elle vousy laisse boire"
votre approche"
--> relation d'intimité

Conclusion:
Portrait émouvant et étonnant. Il parle d'elle comme 1 prostituée mais avec une grande tendresse. On ressent le sentiment de pitié.
Pour lui, elle incarne LA femme. Ils ont en commun le voyage.
A la fin de l'extrait --> l'amour physique

La prose du Transsibérien 3ème extrait

Posté le 06.06.2007 par bacfrancais
Intro:
On est dans la 2ème moitié du poème. Cendrars propose à Jehanne un voyage imaginaire. Il lui donne le goût de poursuivre son aventure.

[u]I/ Evocation d'un voyage imaginaire
A/ Un parcours poétique
B/ Un voyage nuptial[/u]

3zones géographiques évoquée:
--> les îles du Pacifique
--> le Mexique (Réf aux peintures du douanier Rousseau)
--> la Finlande/le grand Nord
3 tableaux correspondent à 3zones géographiques --> à 3 strophes
Voyage = voyage spatial mais aussi temporel.
-présent d'éternité renforcé par l'adjectif "éternelé. Cette éternité fige cette zone géographique ds 1 printemps éternel.
+ passé historique. Passé composé --> douanier Rousseau
-futur du voyage projeté/imaginaire
-passé préhistorique à la 3ème strophe rejoint la modernité des avions ("fossiles de mammouths pour faire un hangar pour l'avion"). Peut-être que le poète veut faire surgir de manière instantanée un voyage imaginaire.
Mots --> pouvoir créateur immédiat. Univers qui naît du seul fait de la parole. Cendrars multiplie ces mots évocateurs. Il éprouve la puissance des mots.
-Parcours culturel --> valorisé par les aztèques "ruines mystérieuses" --> évocationde la préhistoire --> Faune et flore = tableau du Douanier Rousseau. Ses tableaux représentaient la jungle. Ces tableaux st décrits ds le poème = mise en abîme. Rousseau = peintre naïf --> Tableaux très colorés.

Conclusion I:
C'est dc une sorte de voyage nuptial. Tête à tête entre Cendrars et Jehanne. Le parcours imaginairs est balisé par "Viens...".
On a donc un voyage onirique = voyage rêvé.
Ds le voyage qu'il fait, son invitation change de nature.
1er voyage = érotique, vénéreux, charnel
2ème voyage = amour idolâtre, déifique
3ème voyage = amour primitif (réchauffé par le feu de bois).

Tr:3 tableaux successifs. Cendrars, par l'imaginaire, fait voyager Jehanne.
On a donc une triple invitation au voyage renouvelé par un langage poétique nouveau.

[u]II/ Un nouveau langage poétique
A/ Poème qui mime le récit[/u]

Il s'agit d'une partie narrative. Ici, c'est Cendrars qui parle --> effet d'enchaînement.
Poésie qui mime le récit : {narratio; description; discours}. Tt est imbriqué, enchassé l'un dns l'autre = mise en abîme.
Récit = histoire qui se fonde sur l'imaginaire.

B/ Poésie qui allie les termes classique à la modernité

Sujet = invitation de la femme = invitation à la promenade. Cendrars utilise un lieu commun de la poésie. Il reprend Ronsard/Baudelaire.
--> aspects qui montrent la modernité de Cendrars:
#voyage ds la voyage
#Parcours en train
#Alliance du primitif et du moderne

C/ Poésie qui s'allie à la musique

Rythme syncopé/variable. Cendrars a renoncé presque totalement à la ponctuation. Harmonie imitative lorsque les vers ou les grpes de mots cherchent à imiter un bruit.

CCL II/ :On a une poésie qui allie une partie narrative, des sujets modernes et des rythmes syncopés avec des harmonies immitatives.

Conclusion générale :
Jehanne s'est endormie invitation au voyage imaginaire comme une histoire que l'on raconte à un enfant. Monde onirique --> voyage imaginaire qui a permis de supporter le voyage réel. Il fait passer le temps. Cendrars affirme un style très personnel. Lien du classicisme avec la modernité. Fait de la poésie une nouvelle aventure.
Poésie = conquête du langage, vagabondage de l'esprit

La prose du Transsibérien 4ème extrait

Posté le 07.06.2007 par bacfrancais
Intro
Nom de l'auteur : Blaise --> Braise
Cendrars --> Cendres
Blaise --> Blaise Pascal (physicien/philosophe) ?
St Blaise --> village près de ché Cendrars en Suisse.
Cendrars est fasciné par le feu d'ou (peut-être) son nom.
Derniers vers écrit 7ans après la fin du voyage --> ils constituent dc une sorte de bilan.
Le moment de l'écriture (1913) prend plus de place que le voyage lui mm.

[u]I/ La part autobiographique
A/ Les amours

II/ La description de Paris

II/ Le thème du voyage
[/u]

Acte I, sc.2 Barbier de Séville Beaumarchais

Posté le 07.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Scène d'exposition = mmt important/ privilégié.
Scène type --> scène de reconnaissance --> topos
Figaro et le comte se retrouvent après X années.
Scène de reconnaissance = topos de la fin chez Molière
Elle sert donc de conclusion.
--> Beaumarchais veut se démarquer et la place au début.
Aparté = répliques dites ds la vide (pr le spectateur)
D'emblée on voit le couple Maître/Valet se former. Entrée en matière relativement lente.
--> Intrigue amoureuse : Lindor attend sous la fenêtre d'une femme.
Rencontre = moyen de diversion. Interêt porté sur Figaro. Action pas encore commencée. Ces 2 premières scènes = scènes de présentation. But = informer le spectateur.
Double énonciation: 1) répliques entre acteurs (illusion théatrale)
2) Répliques acteur --> public (aparté, monologue)
Rupture de l'illusion théatrale par l'aparté, le monologue. C'est une scène informative car on apprend l'identité des personnages et le passé de Figaro.
Effet de mise en abîme (théatre ds le théatre) car Figaro était un homme de théatre.
2 mouvements contraires ds la scène : Figaro=passé ; le comte=futur
Tout en racontant son passé Figaro fait une critique de la société.

I/ Le comte et Figaro = Couple M/V
A/ Le comte

Le comte --> déguisé en abbé cpdt il a un air altier et noble. Il porte sur lui sa naissance.
Déguisement = élément de mise en scène. Présenté comme 1 grd seigneur "incognito". Il se comporte de manière autoritaire (cf. passé de Figaro).
ex: "bontés" ==>ironique= antiphrase = coups/claques
Le comte est centré sur son intrigue amoureuse. Il est omnubilé par la jalousie.

B/ Figaro

Personnage qui incarne le valet facécieux. Incarné par Scapin au siècle d'avant. (Comedia Dell' Arte).
Figaro = vivacité d'esprit/ intelligent. Ds un roman, on pourrait le qualifier de héros picaresque.
Ac Figaro = 1ère fois que l'on donne tant d'épaisseur à un personnage de théatre (il a un passé chronologique).
Personnage complexe. On retrouve chez lui les défauts et les qualités du valet traditionnel.
Figaro = valet qui aime les intrigues. Très intéressé par celle de Lindor avec Rosine. --> désir de vengence.

[u]II/ Figaro = porte-parole de Beaumarchais
A/ Figaro = auteur de théatre[/u]

Figaro = dramaturge qui a connu l'échec.
Effet de mise en abîme par : 1ère apparition de Figaro --> compose une chanson présentée en cours de création --> fenêtre ouverte sur Beaumarchais = créateur.
--> Beaumarchais exprime sa déception à travers Fiagro. En effet sa première pièce Eugénie fut un échec.

B/ Evovation de la censure.

Ds les paroles de Fiagro, B. frôle la censure. Qd il parle de la création, il défend la qualité artistique de la pièce. Il accuse la cabale.
Cabale = Ceux qui se liguent pour que la pièce soit un échec.
Beaumarchais dit qu'on attaque une pièce pr sa + ou - grde appréciation par la cabale. Il fait un tableau du théatre.
But visé par Figaro = Faire en sorte que ceux qui st payés pr applaudir fassent passer le message aux autres? Figaro montre l'inutilité de son geste. C'est dc le porte-parole de Beaumarchais. Il a une forme d'autodérision. Il se moque des artifices utilisés par les hommes de théatre --> inutiles.

C/ La virtuosité de Figaro

Figaro est le double matérialisé de son maître. B. vise ds le public ceux qui ont essayé d'étouffer sa réussite. Notamment le Duc de Chaulnes.

[u]III/ Les qualités de la scène d'exposition
A/ Originalité du couple M/V[/u]

Le couple Almaviva/Figaro reflète à priori un couple M/V traditionnel ac un valet qui doit l'obéissance à son maître.
Figaro utilise "vous" et le Comte "tu" MAIS c'est un valet qui a bcp d'influence sur son maître. Lindor à une grde confiance en Figaro. C'est pr cela qu'il s'en remet à lui pr ses intrigues amoureuses. Grde connivence/entente entre les 2 personnages.
Couple original car ici Figaro est le maître du jeu.

B/ Annonce de l'intrigue amoureuse

Ds la comédie on retrouve les indices de l'intrigue amoureuse:
-comte sous la jalousie = jeune 1er/séducteur.
Allusion a Dom Juan

C/ Intentions politique valet/maître

Valet --> vers une revanche sociale. Revendication sociale

D/ Intention littéraires

INtention de la part de Beaumarchais de faire taire la cabale en proposant une pièce de qualité.
But: dépasser la comédie traditionnelle.
Molière : "Castigat ridendo mores" = corrige les moeurs par le rire.

Conclusion générale:
C'est une scène gaie. Ambiance de comédie.
--> originalité du couple maître valet. On peut dire que c'est une pièce ou le dialogue est virtuose.

Acte II, sc.15 Barbier de Séville Beaumarchais

Posté le 07.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Le comte déguisé en soldat s'est présenté chez Bartholo ac un billet de logement. Il pensait pouvoir s'introduir chez Bartholo pr remettre une lettre à Rosine (cf. scène 14)/ Scène = face à face entre l'ingénue et le barbon. Il la soupçonne d'avoir escamotté la lettre = scène d'affrontement. Chacun défend ses intêrets. Intêret du spectateur = Barbon maté par l'ingénue
Enjeu de la scène : se matérialise par la lettre donne à Rosine par Lindor.
Le barbon va-t'il découvrir ce que contient la lettre?
L'importance de la lettre -- examen des didascalies.
Présence de plusieurs lettres --> confusions

Pb: Qu'elle est l'importance dramaturgique de la lettre?
- la lettre fixe l'enjeu de l'affrontement
- la lettre permet de réveler le caractère des personnages.
#Chez Rosine : la ruse et l'ingéniosité
#Chez Bartholo : la jalousie excessive
La lettre permet tte sorte d'effet de théatre. Mis en place du théatre ds la théatre (mise en abîme). Rosine fait semblant de s'évanouir et Bartholo fait semblant de na pas avoir lu la lettre.

I/ La situation = un comique lié au quiproquo
A/ Une situation structurée autour de la lettre

Ttes les étapes de la scène st liées à la lettre:
1ère étape (l.41-67) = Rosine refuse que B. lise la lettre
2ème étape (l.68-89) = Elle échange les lettres
3ème étape (l.90-130) = Rosine force Bartholo à lire la lettre qu'elle a substituée mais il l'a déja lu et Rosine le sait !
Lettre --> rythme étapes de la sc.
Ttes les scènes de quiproquo tournent autour de la lettre.
Quiproquo = prendre un cas pour un autre

B/ Les enjeux

Lettre = objet de la bataille entre les personnages.
La variation des termes (lettre, missive, billet) évoque les contenus. La lettre distingue seulement un moyen de communication (lettre amoureuse, officielle ou neutre?). Tt n'est qu'une question de confiance.
Lettre = enjeu important car signifie ici intimité.
Bartholo va-t'il respecter l'initmité de Rosine?
Jeu de scène où il sort (la lettre !) puis remet la lettre ds la poche de Rosine. Cela souligne le non-respect de l'intimité de Rosine. Il se donne le droit de tt sur Rosine.

C/ Le rapport de force

-Création d'un rapport de force : Lettre que Rosine ne veut pas montrer = position de force de Rosine. Chantage de la part des 2 pers.
Rosine menace de s'enfuir et Bartholo menace de murer ttes les fenêtres.
-La substitution de la lettre par un autre --> permet à Rosine de reprendre le dessus. Lettre du cousin : danger 0% ; lettre de Lindor : danger 100%.
Que va permettre la substitution de la lettre?
Une fois substituée elle ne représente plus un enjeu. En lisant la lettre cela "annule" la prise de pouvoir de Bartholo. Croit qu'il sait mais en fait il ne sait rien du tt.
-Rosine laisse légèrement dépasser la lettre = preuve de son ingéniosité.
-Le rapport de force se termine par un renversment du rapport de force. Rosine prend définitivement l'ascendant sur Bartholo.
# Renversement: Rosine oblige Bartholo à lire la lettre. R. sait que B. l'a lue qd elle a fait mine s'évanouir. R. ordonne à B. ce qu'elle lui refusait tt à l'heure.

CCL I/ : Lettre structurante pr la scène. Caractères + rapport de force qui s'organise autour de la lecture de la lettre. C'est Rosine qui sort vainqueur du rapp. de force.
L'ingénue a vaincu la barbon

II/ Le caractère des personnages
A/ Rosine = un personnage qui s'affirme

L'ingénue se révèle être une héroïne. C'est la 1ère fois qu'elle tient tête à son tuteur. L'amour = grd maître qui lui a tt enseigné. Qd elle est amoureuse, elle tient tête à B. Nouvelles qualités chez Rosine : force de caractère, ruse, courage, inventivité.
Révolte devant sa situation de sa femme --> pupille du Dr Batholo.

B/ Bartholo

Vieil homme autoritaire et suspicieux = barbon
Ne peut plus contrôler sa pupille et ne supporte pas qu'on lui résiste. Il est qlq peu paranoïaque. Il soupçonne tt le monde --> ridicule.
Il est jaloux, possessif. Rosine = sa propriété. Il se rend odieux et prépare lui-mm ce qu'il craind. --> le droit du plus fort. Ils ouhaite que Rosine soit sa femme. "Vous" d'un côté et "tu" de l'autre côté. Idem que chez Figaro/Comte.

C/ Les rapports

Bartholo n'a pas l'habitude qu'on lui résiste. Rosine le fait pr la 1ère fois. Elle lui résiste et évoque le domaine du droit. Vient le chercher sur son propre terrain --> il est son tuteur. Elle le trompe et parvient à substituer la lettre --> renversement de situtation.
Les rapports de force s'inversent.

[u]III/ Le théatre ds le théatre
A/ Rosine --> des talents de comédienne[/u]

-Repose sur la gestuelle (voir didascalies)
-les mimiques = "soupire" ; "baissant les yeux"
-Le registre pathétique (comme la tragédie). Vocabulaire de la mort. Elle parle d'elle à la 3ème personne. Elle se plaind --> actrice tragique. Fait semblant de s'appitoyer sur elle-mm. Rosine entretient le mythe de la pauvre jeune fille malheureuse. --> montre ses talents de comédienne. Rosine = personneage bcp plus complexe qu'il n'y parait.

B/ Jeux de scène : le théatre ds le théatre

Situation du "tel est pris qui croyait prendre". Evanouissement feind de Rosine = arme fatale de la JF. C'est ds la feinte que réside le comique. Evanouissement = registre pathétique. Réaction de Barholo = comique.
Il est médecin ms ne pense qu'à la lettre au lieu de la ranimer.
Lettre = Element essentiel pr le comique. Réaction contradictoire de Rosine:
Avt l'évanouissement = ne veut pas donner la lettre à Bartholo
Après l'évanouissement = veut absolument que B. la lise
Comique de répétition ac la lettre.

C/ Théatre sérieux = réflexion menée

Réflexion menée sur la place des femmes. Rosine = celle à qui l'amour apprend la ruse, celle qui veut prendre en main son desin

Conclusion générale:
C'est une scène très riche car comédiens assument un rôle ds leur propre rôle. Scène où il ya des renversements de pouvoir.
Scène comique mais aui propose aussi une réflexion sur la condition de la femme.
Lettre --> révèle caractère des personnages. Elle oraganise la scène, la structure. Met en scène la métamorphose de Rosine. Bartholo = colosse aux pieds d'argile.
1er pas vers le dénouement. Ds le scène 16, Rosine lit la lettre de Lindor er s'apperçoit que le fait de ne pas l'avoir lue plus tôt empêche la réussite du plan de Lindor. Il lui demandé de rester fâchée ac B. Cette scène fait avancer l'intrigue --> dénouement heureux

Acte III, sc. 11, Barbier de Séville, Beaumarchais

Posté le 07.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Scène de grpe, qualités théatrales très nombreuses. Scène vive. Irruption de Basile --> bouscule l'ordre des choses. Met en péril l'intrigue amoureuse. Son arrivée provoque donc une tension.
-orocédés de théatre nbreux et complexes. ex: Quiproquo, jeux de scène, didascalies...
Effet obtenus: grde vivacité, nbreux procédés comique.
Scène qui donne l'occasion à Beaumarchais de montrer ses qualités de dramaturge.
Pb: Quel procédé de théatre est mis en oeuvre ds cette scène et quels en sont les effets produits?

[u]I/ Les ficelles de la scène
A/ Le coup de théatre[/u]

Tte la scène repose sur le coup de théatre = arrivée de Basile = arrivée totalement inattendue. Elle vient contrcarrer les plans de Lindor car c'est Basile la "clé de voûte" de l'intrigue. On l'avait prétendu malade et il se fesait remplacer par Don Alonzo (=Lindor).

B/ La multiplication des jeux de scène/didascalies

Didascalies: x8 "à part", x8"bas", x2"haut"
x8 à X
x8 à Y --> aparté
Ces jeux de scènes soulignent les nbreux apartés. On fait croire que les autres n'entendent pas.
Série d'apartés --> soulignent des micro-dialogues --> pousse les personnages à se cacher les uns des autres. Le spectateur n'est pas exclu du dialogue. Ils soulignent la situation de mensonge ds laquelle st les féros.
1er groupe = complices du stratagème = Figaro + Comte +Rosine
2ème groupe = les exclus = Basile+ Bartholo
C'est un imbroglio. Il va falloir résoudre tt ça !

C/ Quiproquo

Quiproquo (ici) = "une méprise, une erreur qui fait prendre une personne pour un autre". Plus largement = malentendu qui entraîne un dialogue de sourd. Certains detiennent des infos que d'autres ignorent.
-Le comte = "le loup ds la bergerie" = personne dt la présence est redouté et qui se trouve là malgré tout.
-dialogue de sourd --> Basile. Il ne comprend rien --> déconnecté de la situation. On le dit malade or il ne l'est pas. Cpdt, dès que le Comte lui donne une bourse bien remplie il se fait passer pour malade. Basile = personne vérale
==> L'ensemble de la scène correspond à la définition du quiproquo.
-2 pers. sont exclus de la situation car ils ne connaissent pas les ressorts qui font agir les autres.
Bartholo --> pourrait soupçonner
Bazile ---> aveuglé par lui-mm.
Il ne reconnait pas le comte déguisé en bachelier. Le nom d'Alonzo lui est inconnu et il ignore qu'il avait envoyé un maître de musique (Alonzo).
-Bartholo --> il croit Bazile malade, s'étonne de le voir apparaître.
-Rôle de Figaro : éloigner le danger, faire diversion, jouer celui qui est attendu par Bartholo pourqu'il le rase.
-Le comte : sent sa situation menacée, craint que son déguisement ne soit révelé. Il annonce la situation à Bazile comme s'il était au courant et lui donne le plan. Il parvient à jouer tt le monde = succès pr les amoureux.

CCL I/ : Scène riche/complexe. X des ressorts dramatiques. Souligne les rapports entre les personnages --> jeux de dupe.
On a dc une scène très dense avec un rythme endiablé.

II/ Vivacité de la scène et le comique
A/ Rythme endiablé

Enchaînement rapide de 4étapes:
1ère étape = quiproquo sur l'identité d'Alonzo
2ème étape = rebondissement --> annonce une fausse nouvelle : le Comte à quitté la ville
3ème étape = l'hommede loi --> le notaire doit marier Rosine et le Comte = péripétie
4ème étape = on chasse Bazile. Départ de Bazile. "Allez vous coucher" est répeté plusieurs fois par chauqe personnages.


B/ Les émotions exacerbées des personnages
-peur d'être découverts = Rosine, Figaro, le Comte
-la colère = Bazile
-l'impatience = ts les personnages
Gradation ascendante de l'étonnement de Bazile. Série d'apartés qui soulignent les mensonges. Bartholo --> amené à jouer contre son propre camp. "Allez vous coucher" = manière de faire que ts se liguent contre lui. Bartholo = véritable dupe de la scène --> accepte de s'aveugler lui-mm.

C/ Les ressorts du comique
a)Comique de caractère
#Rosine = inégnue qui se révèle être une JF pleine de ressources.
#Figaro = valet ingénieux qui met la main ds ttes les intrigues --> fait diversion.
#Comte = maître d'oeuvre de l'intrigue --> prend les choses en mains. Se sert de Figaro comme auxiliaire.
#Bartholo = c'est la dupe --> d'autant + comique ds sa situation qu'il travaille à sa propre perte.
#Bazile = Il est l'empêcheur de tourner rond. On souhaite l'éjecter de la scène. Pers. comique car bcp de vices: vénal, corrompu. Du moment qu'on le payeil accepte tout.
Figaro se plaind de sa clientèle. Injure comique : "chienne de pratique".
Renversement de situation --> "vs lui parlerez qd je serai parti", "Il faidrait vous taire Bazile" = comique de répétition.
Utilisation du mm chp lexical, abondance des termes de la parole.
Antithèse sur : dire/se taire. Invocation du diable.

b)Le comique de langage
Lexique de la maladie --> Baziles est en bonne santé mais on le décrit comme malade.

c)Le comique de répétition
"Allez vous coucher" --> répété 5fois.

d)Comique de situation
Position de gêneur de Bazile --> seul à ne pas correspondre à la situation.

CCL II/ :Scène très rythmée, répliques courtes. Dernier mot d'une réplique svt répété au début de la 2ème réplique. Echange de parole vif. Comique qui repose essentiellement ds le comique de geste et de situation. Le comique de langage se retrouve ds les répétitions = Leitmotiv.

CCL Générale:
Beaumarchais montre qu'il est un dramaturge de grd talent. Ds 1 seule scène, il montre ts les ressorts du comique --> Grde densité de comique de scène. Scène qui montre une véritable virtuosité. Ts les mots de théatre peuvent être utilisés pour la décrire. Bcq déloge de la part des ses contemporains.
Eloge de Grimm "C'est l'une des plus excellentes scène qu'il y ait au théatre. L'idée en est toute à fait neuve." Correspondance datant du 11 décembre 1775.

Acte IV, sc.6, le Barbier de Séville, Beaumarchais

Posté le 08.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Scène qui prépare le dénouement, dévoile tête à tête des amoureux. Elle voit leur réconciliation. Sc. très riche en émotion, en infos et en procédés de théatre.

I/ Une scène forte en émotion et en sentiments.
A/ Une atmosphère nocturne

Sc. qui est censée se passer la nuit. Eclairs = manière de souligner une ellipse temporelle. Rosine est ds l'attente de Figaro et du Comte. Suspens à son paroxysme --> RDV amoureux sous la pression de Bartholo = topos du théatre.
RDV amoureux = RDV clandestin avt que R. ne l'avoue à Bartholo.

B/ Didascalies = densité dramaturgiques

Didascalies --> soulignent l'intensité émotionnelle de la sc. C'est une scène de tension. On obtient un résumé grâce aux didascalies. Nbreux pts de suspensions --> marque de la tension dramaturgique. Phrases exclamatives nbreuses.
1er mvt de la scène : R. en colère contre L. --> elle le croit traitre à leur amour --> veut lui faire payer sa "trahison".
Rosine = JF de caractère. Nbreuses interjections. Cela montre les sentiments. Scène de ménage puis fusion affective.
2ème mvt de la scène: Fusion des 2 amoureux. Rosine + du tt en colère. Elle tombe ds les bras de Lindor et s'évanouie. (Oh ! comme c'est beau !)

C/ La déclaration d'amour

Chp lexical de l'amour. Passage du "vous" au "tu" chez Rosine. R. croit le démasquer --> croit que L. n'est qu'un séducteur qui l'a trompé.
Dialectique = méthode de raisonnment qui procède par contradiction surmontée. (On surmonte les chises en les opposants.)
La suite confirme cette émotion. Voc. de l'amour exacerbé. Voc. hyperbolique.
Fin de la scène = véritable couple d'amoureux réconciliés. Fin heureuse. R. croit enfin à la véacité des propos de L.

II/ La densité dramaturgique
A/ Composition de la scène

1ère partie : mise à l'épreuve de L. par R. Jusqu'ou va t'il aller par duplicité (=double identité) ?
Rosine pense que L. l'a séduite pour mieux la donner au Comte Almaviva --> quiproquo. Elle veut mettre au jour sa duplicité --> furieuse contre L.
2ème partie : Révélation de la véritable identité de L. Cette partie = milieu de la scène = l'acmê = le sommet = le mmt où l'intrigue est inextriquable. Révélation pr R. qd Figaro appelle L. "Monseigneur" --> Résolution de la situation de quiproquo. (cf. didascalies). Expression des sentiments exacerbée.
3ème partie : Scène interrompue par l'arrivée annoncée de Bartholo et Bazile. --> C'est Figaro qui prévient du danger. 2 personnes marquées par la frayeur : Rosine et Figaro. Seul le Comte garde son sang-froid --> sa qulité de grd seigneur le met à l'abri de tt = privilège de la naissance. B. ne lui fait pas peur. F. joue un rôle important ds la progression de la scène.
-Les 3 parties s'enchainent très vite. C'est F. qui met dc fin au quiproquo = un lapsus

B/ Les ressources dramaturgiques de la scène

a) Le quiproquo avec :
-la lettre de Lindor --> le comte. Rosine croit que Lindor et le Comte se st ligués contre elle. R. abusée par le mensonge de Bartholo. Lettre = fausse preuve. Les 2/3 de la scène st pris par la résolution de ce quiproquo
b) Les accessoires de la scène et leur importance dramaturgique :
- L'échelle à différentes fonctions --> coup de théatre = annonciateur du danger la retraite est coupée.
- Les bougies allumées par Figaro ont 3 rôles:
~ éclairer la scène = rôle fonctionnel
~ créer un clair-obscure --> atmosphère nocturne
~ Eclairer qlq au sens propre et figuré = rôle symbolique
Bougies + orage = atmosphère romanesque/sentimentale.
Eclairs --> signal du danger
- L'habit du Comte --> symbolique et spectaculaire
déguisement = cape + chapeau par dessus l'habit splendide du Comte --> costume blanc. Il s'est dc préparé pr le mariage. Habit --> conforme à son titre, en rapport ac sa nouvelle identité.
Jeu scénique --> symbolique de la prise de sa nouvelle identité = mise en abîme car Lindor jouait un rôle qui n'était pas le sien.
R. = rôle de juge, de l'incquisiteur qd elle veut démasquer Lindor. Mise en abîme --> évanouissement de Rosine.

C/ Les affleurements de la présence de l'auteur

Affleurement = ce qui souligne la présence de l'auteur
ex: l.16 --> l'opinion de Beaumarchais sur la société de son siècle est contenue ds cette phrase de Rosine. --> position extrêmement moderne. Beaumarchais fait un théatre d'une société pré-révolutionnaire. Ses pièces st jouées devant ceux qu'il critique. --> Prône un despotisme éclairé.

III/ La question de l'identité
A/ Fil directeur de la pièce = l'identité du Comte

Comte --> change d'identité tt au long de la pièce. Au début = Lindor = nom de l'amoureux type de la comédie Italienne. Il n'est pas aimé pr lui-mm mais pr ce qu'il est.

B/ Etude de l'énonciation

L.14 à 19 : Rosine vouvoie le Comte. Elle l'appelle Monsieur.
L.15 à 16 : Le Comte parle de lui-mm à la 3ème personne. Se décrit sous les traits de Lindor = sorte d'anti-Almaviva. Il ne s'est pas encore dévoilé. S'appelle "le malheureux", "l'infortuné".
Ici malheureux = malhonnête --> dévoile la duplicité du Comte.
L.21 à 22 : R. passe du "vous" au "tu". Familiarité qui met en évidence la malhonnêteté de Lindor. Cela soulève la ? de l'identité. Cette ? est résolue par la déclaration d'amour. Il adopte sa véritable identité. R. admet enfin la new identité de son amoureux. Le Comte emploie enfin la 1ère personne : "ma femme" --> il assume dc totalement son identité qui est révélée par son titre. C'est dc la parole qui fait la personne.

CCL Générale:
Scène très riche en émotion et en sentiment. C'est une scène riche, dense et rythmée autant sur le plan dramaturgique que émotionnel. Sentiments en constante évolution, sentiments exacerbés. Beaumarchais tient le spectateur en haleine par cte enchaînement.
Rien d'original ds cette scène = topos mais Brio de Beaumarchais (= touche personnelle) : met en oeuvre des procédés dramaturgiques ac des thèmes rebattus. Il le fait ac génie.

Le jardinier et son seigneur, Jean de la Fontaine

Posté le 12.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Jean de la Fontaine est un poète français. Il publie les Fables en 1668. L'élégance et la variété de leur style, le réalisme des personnages travestis en animaux, leur moralité parfois cruelle valuent aux Fables un succès immédiat. Les derniers recueils parurent en 1694.
On a ici une fable en vers hétérométriques = vers de longueurs différentes. Alternance octosyllabe, alexandrine. L.F jongle ac des vers hétérométriques.

I/ La structure de la fable
A/ L'importance du récit par rapport à la morale
-Vers 1 à 57 = récit fait par un narrateur = narration.
-Vers 58 à 61 = commentaire moral = argumentation.
LF veut démontrer que le pvr des forts est redoutable pr les faibles. Récit qui a une visée morale. = Thèse que l'on veut démontrer. Il illustre par un récit vivant qui fait alliance de narration et de discours. Narrateur 66> donne la parole à d'autres. Il y a dc différents niveaux d'énonciation. Hypertrophie de la narration. But de LF = "plaire et instruire". C'est le récit qui fait passer la leçon de morale. LF a écrit 12 livres de Fables soit environ 400 fables. Les fables étaient courtes au départ puis deviennent de plus en plus longues et + philosophiques. Finalement il y a plus de récit que de morale.

B/ Organisation du récit
~ vers 1 à 8 = situation initiale. 2 protagonistes : 1 jardinier et son seigneur. Question du jardin idyllique --> jardin d'EDEN. Description d'un univers végétal, sorte de paradis primitif à la mesure du jardinier = "1/2 bourgeois, 1/2 manant", "assez propre" --> effet de modalisation.
Effet de modalisation = jugement du narrateur sur le narrateur qu'il présente
--> Modalisation souligne le caractère honnête de la situation.
~ v. 9 à 18 : Élément perturbateur => un lièvre. Intervention du discours direct entre le J et son S. Effet de mise en abîme. On passe du récit à une scénette.
Scénette = échange dialogué --> rend le dialogue plus vivant.
~ v. 11 à 18 = dialogue entre le J et son S.
~ v. 19 à 39 = arrivée le lendemain du seigneur (progression chronologique). Déjeuner --> discussion du S. avec la fille du logis (= badinage).
~ v. 40 à 57 = Chasse au lièvre = dévastation du jardin. On passe du jardin d'Eden à un jardin dévasté. Voc. élogieux du jardin --> voc. dépréciatif = destruction. Voc de la compassion (envers le jardinier). 2situation opposées entre le début et la fin du récit. Contraste qui souligne l'intervention du personnage dévastateur --> le seigneur. "Les petites causes ont de grands effets".
Organisation du récit aboutit à une situation finale desastatrice. Vision épique de la chasse tournée au ridicule. Disproportion des moyens employés --> chasse ds un tt petit jardin.

C/ Analyse des personnages

- Jardinier = peu d'expérience de la vie. Demande de l'aide à 1seigneur pr un lapin. Vie assez aisée. + ou - enrichi mais il n'est pas noble --> c'est roturier. Regard du narrateur qui permet de situer socialement les personnages.
- Seigneur = noble --> privilèges. droit de chasse sur ses terres. Il reçoit des doléances. Familiarités du S. envers le jardinier en totale opposition ac le "vous" du J. envers le S.. Le S. s'imagine tt permis. Jugement du narrateur sur le jardinier. Il souligne le caractère propre du jardinier et lapropreté du logus. Soulignela carctère sans gène du seigneur ains que les dégats commis ds le jardin. Disproportion = chevaux galopent ds un jardin, moyens utilisés pour une petite cause : le lapn. Le récit attire su le jardinier la sympathie du lecteur.
--> le narrateur met svt en avant une sympathie pr le + faible.

II/ Le rapport du récit et de la morale
A/ Un récit moral = un effet de grossissement

Effet de généralisation. La morale souligne le caractère universel de la fable --> degré de vérité supérieur. Morale a un caractère intemporel. Valeur de vérité générale. On passe du cas particulier du récit au cas général de la morale.

B/ Lecture politique de la fable

--> Fable met l'accent sur le comportement des rois.
Rois = tyrans, injustes, hypocrites.
Lecture politique présente aux vers 58 et 61 => fait réf. aux histoires politiques de l'époque. Lescture transposée
--> chasse --> guerre.
Jardinier/seigneur = petit prince/roi
Souligne le caractère absolutiste du roi. Ressemblances et différences entre le récit et la morale. Echos entre moralité et récit. Cpdt le récit ne répète pas la morale et vice versa. Lecture de la morale éclairée par le récit.

III/ Le plaisir de la fable
A/ Le projet de La Fontaine

Qd LF écrit ses fables il a un double projet : "plaire ET instruire".
LF donne la priorité au plaisir car récit = divertissement.
Disproportion récit = 57vers / morale = 4vers
"Le récit fait passer la morale avec lui" La Fontaine

B/ Théatralisation du récit

Théatralisation caractèrisée par du dialogue --> discours direct --> rare ds les poèmes. Le fabuliste fait parler ses personnages.
- dialogue : v. 11 à 24 et v. 32 à 34.
--> véritable scène. ex: la séduction de la JF du logis par le seigneur. X des verbes d'actions notamment ds l'épisode de la chasse. "on le quête, on le chasse" --> variations des rythmes.

C/ La diversité des vers --> hétérométrie

Enchainement de vers de longueur différente. Alternance d'alexandrins et d'octosyllabes --> accélère le récit = vivacité.
Hétérométrie relativement rare surtt ds les fables.
Hétérométrie anarchique --> au choix du fabuliste.

CCL Générale :
Fable qui présente une scène de la vie socile. Mise au service de la satire politique. Critique des privilèges des grds seigneurs. Portrait élogieux du jardinier = homme du peuple mais portrait péjoratif du seigneur. Contraste qui aboutit à une satire sociale. Cpdt, le jardinier est qlq peu naïf. Critique de la disproportion des causes et des effets.
Efficacité de la morale d'autant plus importante que l'on a un récit rythmé --> fait appel à l'imagination et la sensibilité du lecteur --> On voit apparaître les traits du fabulistes à travers les différentes modalisations.
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