Francais
Posté le 19.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Montaigne (1533-1592) est un humaniste. Il a proposé une oeuvre originale :
Les Essais.
Titre bien choisi car c'est une oeuvre qu'il a sans cesse reprise et réécrite.
A chaque publication il se relit er ajoute des choses.
On a donc un texte dynamique, en mouvement car sans cesse remanié au cours de la vie de son auteur.
[i]Pb: Quel projet autobiographique M. définit-il dans son avis au lecteur?
Pq se prendre soi-mm comme sujet de son livre?[/i]
En tête de son édition de 1580 on a l'avis
Au lecteur.
Montaigne : 1er auteur autobiographique. Ds son oeuvre, il va nous dire quelles sont les pensées qui lui ont occupé l'esprit.
Particularité du texte = préface = oeuvre destinée à présenter l'oeuvre que le lecteur s'apprete à lire.
I/ Un texte d'introduction : la préface de l'oeuvre
A/ Le rapport du "je" et du "tu"
Mise en place d'un rapport étroit entre "je" et "tu". Cela ce fait avec une certaine familiarité comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Ce n'est pa habituel au 16ème siècle. En effet, à l'époque, tt le monde se vouvoyait mm au sein d'un couple.Proximité du destinataire dès la 1ère phrase.
Situation de communication très proche, très franche. Le lecteur est constamment présent ds le passage.
Stratégie d'implication du lecteur de la part de Montaigne mm si c'est le "je" qui domine.
Le "il" fait allusion au livre.
B/ L'importance du livre
"Il t'avertit"; "c'est un livre de bonne foi"; "Je l'ai voué"
Le livre sert de pt de passage entre l'auteur et le lecteur. Il est représenté par les pronoms personnels "il", "y" et "par ce moyen".
Montaigne y fait référence constamment.
Livre = éléménent de rencontre entre l'auteur et le lecteur.
C/ Les destinataires choisis par Montaigne
Destinataire singulier --> impression que M. s'adresse à chaque lecteur en particulier. Création d'une relation familière.
A quoi sert le livre ? Livre qui remplacera son auteur qd celui-ci sera décédé.
II/ Les éléments d'un projet A.
A/ L'autoportrait
La volonté de se peindre se ressent dès le début.
Chp lexical de l'autoportrait. Ce n'est pas eulement un portrait physique qui y est fait mais un portrait moral/
ex: "mes défauts s'y liront" (l.11-12) rentre ds le pacte autobiographique de la sincérité, de l'honnêteté.
B/ Un livre de bonne foi
foi (au 16ème s.) = héritage latin de la loyauté. Etabli un rapport de confiance et de vérité entre l'auteur et le lecteur. Il s'agit presque d'un serment.
Livre de bonne foi, engagement à l'honnêteté qui porte sur :
- ne dire que des choses vraies (ex: l.7-8)
- une entreprise de franchise.
C'est la recherche de l'authenticité ds tt ce qu'il va dire
ex: l. 13 à 15 : "Que si j'eusse [...] tout nu"
Référence à la découverte des Amériques.
Dans ses essais, Montaigne fait référence à 3 indices qu'il a rencontré. (cf. La controverse de Valladolid)
C/ La nature du projet : écrire un livre vivant
Montaigne veut que le "je" du livre soit son "je" vivant. Cete vie, il veut la continuer par delà les morts.
Livre qui soit le témoignage de sa vie.
Omniprésence du "je". Regard du moi sur moi qui passe par le livre d'abord puis qui aboutit au lecteur.
Le livre et l'auteur ne font qu'un = livre consubstanciel à son auteur.
CCL II/ : Projet A. se fonde sur un certains nbre d'engagement de la part de Montaigne.
Mise en garde du lecteur : Surtt ne pas le lire.
--> Manière de mettre en apétit? Est-ce sincère? A t-il peur?
Montaigne est devant un risque.
Tr: Argumentation fondée sur une volonté non pas dedécevoir son lecteur mais entre attirer et repousser le lecteur.
III/ Les arguments anticipés de la défense de l'oeuvre
A/ Une argumentation entre attirance et déception
Attirance : "Je vais me peindre tout nu et tout entier"
Déception : l.15 à 18
Binarité permanante: "tout entier et tout nu"
"si frivole et si vain"
Hésitation chez Montaigne entre attirer les lecteurs et la crainte de la déception.
B/ Quel pacte de lecture est proposé?
Ambiguïté : il veut se montrer, il veut se cacher
Pacte de lecture qui vise à faire une peinture de soi.
Il dit qu'il écrit pr ses amis, pour ses parents.
Se peindre = permet de mettre en évidence sa personnalité.
CCL Générale :
Indice de l'écriture A. trs nombreux. Grde place laissée au "je".
Familiarité avec laquelle il s'adresse au lecteur.
Motivations indiquées par Montaigne :
- faire le pt sur sa vie
- laisser un souvenir de lui
- oeuvre de sincérité --> il peind ses moindre défauts
- faire en sorte que son livre soit un témoignage de sa pensée.
Quelle est la particularité de ce texte ?
- C'est le 1er txt qui est en réalité un texte liminaire = seuil
Il s'adresse à un lecteur idéal.
Montaigne = particulier. Les esprits (auteur + lecteur) se parlent par delà les siècles.
"Chaque homme est la représentation pleine et entière de toute l'humanité"
--
Posté le 19.06.2007 par bacfrancais
Intro :
Véritable interrogation sur l'utilité de se peindre. "ai-je perdu mon temps?"
Chap 18, livre II des
Essais de Montaigne. Il s'intitule "Du démentir".
Montaigne s'interroge sur l'utilité de son oeuvre.
Le livre est consubstanciel à son auteur.
I/ Les questions sur le bien fondé de l'écriture A.
A/ Le temps perdu ?
Question réccurente :"ai-je perdu mon temps?" ==> LEITMOTIV = motif circulaire, qui se répéte.
Il insiste sur cette notion de temps, sur la durée notamment.
"tant d'heures oisives", "il m'a fallu si souvent" , "ai-je perdu mon temps?"
B/ Est-ce utile ?
--> le patron s'en est fermi --> le modèle s'est aguerri. Cela a nourri sa personnalité.
--> mieux se connaitre --> devenir + sûr de lui, de sa personnalité.
C/ Est-ce agréable ?
"pensements si utiles et agréables"
Insiste sur l'agrément de sa démarche = "fantaisie" , "délicieux plaisirs" (l.12)
CCL I/ : Montaigne insiste sur l'interêt que l'écriture a eut pr lui. Il souligne la richesse de sa démarche. Il s'est "peint de couleurs plus nettes".
Répon de manière positive à ttes les ? qu'il a formulé.
Ttes ses démarches sur l'écriture lui permettent de mettre au point 1 projet nouveaux par rapport à ce qu'il a dit ds l'avant-propos.
II/ La définition d'un nouveaux projet
A/ Une écriture de soi pour soi
Même en l'absence de lecteur, il souligne l'importance de l démarche A.
ex: "Et quand personne ne me lira"
B/ Une connaissance plus nette de soi
Pour parler de soi, il utilise le chp lexical de l'autoportrait, de la peinture.
On retrouve également le voc. de la sculpture et des arts.
C/ La maîtrise de soi
Montaigne veut mieux se connaitre pr mieux se maitriser. Il veut s'affirmer.
Rythme ternaire : "de tte sa foi" , "de tte sa force"
D/ Vise la concision de l'expression et des idées
Voc. du comportement, du savoir-vivre.
Démarche de recherche personnelle.
Souci d'inscrire ses souvenirs ds une durée.
Volonté de se montrer exemplaire.
III/ La justification du projet et de sa publication
A/ Aux yeux du lecteur
"Et quand personne ne me lira"
Importance du lecteur = importance relative
Ecrire pr soi est une raison suffisante pr Montaigne.
Il publie pr être qd mm un exemple pr le lecteur mais il fait semblant de ne pas être ds cette démarche.
B/ L'oeuvre : son interêt
Oeuvre présentée de différente manière:
- oeuvre d'oisif (=qlq qui a du tps à perdre)
cf. : Livre consubstanciel à son auteur.
Consubstanciel = mot qui prend son sens ds le contexte religieux : "Ceci est mon corps; ceci est mon sang".
Son livre fait parti de lui --> il veut faire du livre et de l'homme une chair et un sang.
Réf. : Montaigne à vécu à l'époque des guerres de religion.
Souligne le caractère unique de son oeuvre.
-livre d'accompagnement mutuel et réciproque souligné par le chiasme à la l. 5.
On remarque également la répétition du vb faire.
C/ La constance et la continuité de l'oeuvre
Tout au long de sa vie son livre l'accompagne.
CCL Générale:
Il essaye de justifier une oeuvre en l'absence tt public. L'oeuvre à une importance réelle pr son auteur.
Il justifie pr lui-mm ttes les raisons qu'il a eut d'écrire.
Y a-t'il un interêt à écrire s'il n'y a personne pr vous lire ?
Souligne la consubstancialité de l'oeuvre.
Cette oeuvre à suivie tt le parcours de la vie de Montaigne§.
Cela lui a permis de se découvrir lui-mm et d'écrire sans aucunes contraintes, de mettre au kour son esprit.
Son oeuvre est donc une tâche d'un très grde ampleur.
Posté le 20.06.2007 par bacfrancais
Rousseau donne comme mission à l'A. la recherche d'un langage nouveau.
Rousseau = auteur d'origine Genevoise. Il a écrit un discours sur l'origine sociale de l'inégalité.
- Fait référence à St Augustin qui a écrit les 1ère confessions.
(titre à connotation religieuse).
- Rousseau dit autant le mal que le bien alors que les confessions st censés raconter le mal, les pêchés.
-
Essais de Montaigne avant les
Confessions de Rousseau.
Pb: Quelles st les bases qui définissent le projet A. de Rousseau ?
Rousseau veut rectifier l'image négative qu'on a de lui.
R. et Voltaire = ennemis farouches.
R. a écrit
Emile ou de l'éducation or ts ses enfants ont été placés à l'assistance dc pq écrit-il cela ? Il se justifie ds les
Confessions qu'il définit comme une oeuvre complexe et ambigüe : "pénibles aveux".
- Préambule qui souligne les difficultés qu'il y a à écrire sur soi.
Quel langage adopter pr parler de soi?
But des
Confessions = se peindre ds ttes ses contradictions.
I/ La nouveauté du projet
A/ Dire la complexité d'une personnalité
Il s'agit de dire la complexité d'une personnalité.
--> Présence ds ttes les questions rhétoriques.
ex: "Quel ton, quel style prendre ?"
--> rythme ternaire et binaire
Il s'interroge sur lui-mm, il essaye de se comprendre.
Chp lexical de la complexité, de la confusion.
ex: "débrouiller le chaos"
Chaos = désordre qui précède l'ordre.
L'image importante = image du noeud
Choses tellement emmêlées qu'on ne saurait u trouver l'ordre.
B/ Les multiples facettes de la personnalité de Rousseau
"chaos immense de sentiments si divers" (l.3)
R. se présente comme un être multiple. Il n'est ni simple ni unique.
Part importante d'éléments au pluriel --> deviennent au singulier pr montrer l'unité de sa personnalité.
Il passe du tout au rien.
l.1 à l.7-8 --> pluriel
fin du mm § on aboutit au singulier.
--> Tonalité biblique.
C/ Passer aux aveux
Est-on capable de faire des confessions publiques?
"humiliations des + pénibles aveux" --> prouve la transparence absolue.
Tt dire de soi jusqu'à ses fautes les plus secrètes.
Il fait de la révélation de ses fautes une obligation/qlq chose d'incontournable.
Reprise de "Il faut"
Thèmes de l'aveux, de la honte.
D/ Le but : faire un portrait sincère de soi
Dialectique entre la peinture et le déguisement.
Peindre = dire la vérité
Farder = embellir la vérité
R. refuse le déguisement, le masque, de se cacher derrière une cosmétique.
Rousseau veut faire un portrait sincère de soi
--> Mettre en place une oeuvre de sincérité.
CCL I/ : Se prendre soi-mm comme sujet c'est faire une oeuvre de dévoilement, c'est se présenter devant les autres hommes. Cette oeuvre est un pièce de comparaison pour l'étude du coeur humain.
TR: Pour accomplir cette oeuvre de dévoilement de soi, Rousseau va devoir inventer un langage nouveau.
II/ La nouveauté du langage
A/ Le style, le ton
Façon de parler qui s'adapte à la pensée.
Style mimétique (=rapport entre mots et réalité), le style c'est l'homme.
Le fond de l'être doit se refléter ds les mots qu'il utilise.
B/ Le refus d'une écriture soignée
R. ne veut pas écrire un ouvrage avec soin. (cf. l.16).
Il ne sait pourtant pas encore comment il va écire.
Il ne veut pas d'un style pompeux mais il veut inventer un nvx style, un nvx langage.
"Il n'y faut pas d'art" l.19
Il doit suivre les contours réels des choses.
Réf. à Montaigne : le livre c'est l'homme.
Pour R. c'est l'inverse : c'est le livre consubstanciel à son auteur.
C/ La chambre noire
La métaphore utilisée par R. pr parler de son style c'est une métaphore philosophique et scientifique.
"Je vais travailler pour ainsi dire dans la chambre obscure"
(cf. "la camera obscura" --> chambre noire
Camera obscura = technique d'optique pr voir le contour des choses.
Technique d'expérimentation.
Le style = la spontanéité de l'écriture.
Ecrire les choses telles quelles lui viennent.
D/ Opposition : style naturel et style orné
Rousseau veut le style naturel : il veut se peindre.
L'opposition du début entre "se peindre/ se farder" se retrouve ici ds l'opposition de style.
"J'aurai celui qui me viendra. J'en changerai selon mon humeur". Rousseau est versatil
Style instantané. A chaque mmt d'humeur, un style différent.
On a donc un style mimétique de l'humeur.
CCL II/ : Le style révèle le tempérament de l'homme. C'est une démarche naturelle mais cependant qlq peu incertaine.
III/ Les incertitudes de la démarche
A/ Quel lien peut-on faire entre des sentiments et un style ?
"Sentiments si divers, si contradictoires".
Fait un rapprochement entre la richesse interieure, les éclairs d'intelligence et la richesse d'un style --> rapport entre le fond et la forme.
Veut une adéquation entre le fond et la forme, ds le contenu A.
Contenu = étude du coeur humain.
Pièce de comparaison. R. se propose d'être le modèle pr le reste de l'humanité, pr tous les lecteurs.
B/ Rousseau = modèle pour son lecteur.
Cf. l.31 --> pièce de comparaison. Il est la seule qui existe.
Rousseau fait comme si St Augustin et Montaigne n'avaient jamais existé.
Il veut proposer sa vie comme mesure étalon pr la vie de chaque lecteur.
C/ Un livre précieux pour les philosophes
R. présente son A. comme une oeuvre précieuse pr les philosophes. Les intentions de R. vont pr les philosophes.
IL veut réduire son oeuvre au lecteur, il veut en faire une oeuvre philosophique.
Mission du philosophe = dire qui est l'homme.
Mission qui est donnée aux scientifiques au 20ème siècle.
"Qui est l'homme que je suis ?" = Rousseau y répond. Il l'a propose aux autres hommes d'où l'idée de la pièce de comparaison.
CCL Générale :
Oeuvre unique, projet novateur. R. est le 1er à proposer un pacte A. clair.
Il conclu un pacte de sincérité avec le lecteur.
Pour entreprendre cette nvelle oeuvre, il lui faut l'invention s'un nouveau langage.
Souligne l'adéquation entre un contenu et le mode d'expression de ce contenu.
Contrat nouveau car le lecteur participe à l'oeuvre.
--> Ammené à son tour à faire l'étude du coeur humain.
Posté le 21.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Texte qui constitue une préface de l'autobiographie de
Monsieur Nicolas.
L'auteur y annonce ses projets et ses ambitions.
Ce texte à des caractéristiques d'un avant-propos. Il définit un projet.
l'interêt du texte :
- Définir un projet A.
- Comment ce projet est annoncé ?
I/ Les caractéristiques du discours préfaciel
A/ Un préambule
Texte liminaire avant d'entrer ds le vif du sujet.
Texte au démarrage du livre : "J'entreprends de ..." (l.1)
Le tertme "entreprendre" met le projet sous l'éclairage qui fait une annonce.
La caractère de ce projet est défini par des formes au futur.
ex: "Je vais" (l.3) --> futur périphrastique
Idée d'une entreprise qui démarre --> effet de dramatisation du texte.
Dramatisation qui insiste sur la sincérité du projet et sur le fait que l'auteur tient à s'engager par rapport au lecteur.
Effet de connivence : "Ô" --> effet d'emphase qui met en valeur la sincérité de l'auteur.
Txt qui met en relation le présent de la décision et le futur de la réalisation.
On écrit un livre avant son préambule.
B/ La nature de l'entreprise
Il définit son ouvrage par rapport aux ouvrages existants.
"Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple" Rousseau
"J'entreprends" Rétif de la B.
On voit bien que R. réemploi Rousseau.
- Effet d'intertextualité = auteur qui emploi explicitement les paroles d'un autre auteur.
R. de la B. se place sous le patronnage de nbreux écrivains célèbres tels Buffon, Montesquieu, les philosophes des Lumières.
Auteur qui s'inscrit ds une continuité. Il met en relation plusieurs textes.
il souligne la difficulté de son entreprise. (l.25)
Il veut donner un modèle. (l.24).
C/ L'opinion de l'auteur sur la question de son A.
Il veut écrire pour donner en entier la vie d'un semblable.
Réference à la Bible --> "Semblable"
Ts les hommes sont des semblables créés à l'image de Dieu.
Projet = décrypter pour parler de lui-mm.
Il utilise une périphrase à la l.10
Coeur = endroit où l'on ne se retrouve pas.
Si tu veux connaitre les autres, apprend d'abord à te connaitre toi-mm.
Reprend une phrase de Socrate : "Connais-toi toi-même"
Tr: Par l'intermédiaire de son avant-propos, il définit la singularité du projet autobiographique.
I/ La singularité du projet autobiographique.
A/ Désingularisation du "je"
Se présente comme un spécimen de l'humanité. (Référence à Buffon)
Dès la l.2, "je" devient "la vie de vos semblables".
--> Effet de désingularisation du "je" --> contraire de Rousseau.
Projet de R. = oeuvre de justification or ce n'est pas le cas ici.)
Passage du particulier "je" au générale --> "coeur humain"
Fait réf. à la multitude. Se sent des affinités très nbreuses avec le lecteur. (cf. l.16).
Il suppose l'existance d'un homme universel.
B/ La question de l'homme universel
Démarche tte à fait consciente de faire un nouvel homme sous le joug de l'histoire naturelle.
Démarche moderne pr le 18ème siècle.
C/ Le "moi" = objet d'étude
Démarche qui se veut scientifique. Il veut "anatomiser le moral" (l.3).
Veut analyser le coeur humain ds sa partie morale.
Il utilise le terme "débrouiller" = enlever les noeuds
--> trouver le droit chemin
- Emploi d'un voc. scientifique. Histoire de l'homme = valeur d'une démarche à caractère scientifique.
Il veut faire la découverte du coeur de l'homme.
CCL Générale :
C'est peut-être aller un peu loin de dire que cette démarche scientifique demande une vivisection.
Il se propose de l'effectuer sur lui-mm. C'est comme s'il s'offrait aux autres.
On a un texte qui se veut exemplaire d'un texte A.
Auteur = narrateur = personnage principal.
Démarche proposée = démarche de révélation.
Projet qui prend une dimension + large, +scientifique, + philosophique.
Démarche d'universalisation, de mise en perspective.
Ecrire son A. c'est s'offri au public --> démarche qui prend un caractère quasi-sacrificiel.
Posté le 21.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Il écrit ses
Mémoires d'Outre Tombe (MOT) dès 1803/
Il décide de noter ses souvenirs de diplomate mais en 1806, il perd la femme qu'il aime. Cette mort va le contraindre à réviser son jugement. --> suicide, déprme.
Il modofie l'orientation de son projet --> + intime. Ds les mm années, sa soeur Lucile se suicide.
Il oriente son projet vers une forme plus intime, + autobiographique, - politique.
Il fait donc un retour vers le passé, vers on enfance.
Son projet : Chercher à comprendre son "inexplicable coeur".
Au début, cela s'apelle
Mémoires de ma vie.
1832 : Nouveau changement de perspective de son oeuvre. Il décide que ses mémoires ne seront publiés qu'après sa mort.
Il se permet dc de régler ses comptes et d'être d'une grde franchise.
Il règle ses comptes avec notamment les romantiques.
Il se permet des jugements assez sévères. Il "tire à vue" sur les écrivains de son époque.
1884: Des pbs d'argent le pousse à modifier son projet. Il décide d'en publier certaines parties de MOT. Cela l'amène à relire son oeuvre pr ne pas blesser profondément son entourage.
On a donc en oeuvre en cste évolution.
C'est un texte de présentation postérieur à l'oeuvre.
Paradoxalement placé en tête de l'oeuvre ds le but de présenter les choix de l'A. et les caractéristiques de l'ouvrage.
L'oeuvre est présentée comme étant le miroir de la vie.
Oeuvre interactive : vie qui nourrit l'oeuvre et vic versa.
Livre consubstanciel à son auteur.
I/ Les références à l'oeuvre
A/ Récurrence du terme "Mémoires"
Indication d'un genre A. Continu d'utiliser le terme "Mémoire" alors que son récit entre plutôt ds le domaine de sa vie intime. (l.1,14,19).
B/ Constante référence à l'écriture ds la vie
Chp lexical du domaine de l'écriture. (l.1,2,4,7,10,17,19).
L'écriture emprunte le chp lexical de la peinture
Intervention métaphorique --> retracer
C/ La nature du pacte
Auteur=Narrateur=Personnage principal
Cour parallélisme de la vie et del'oeuvre.
Nbreux chiasmes (l.12 et 13).
Chassé croisé entre de stermes de sens opposés
ex: bonheur/tristesse
II/ Les relations de l'oeuvre à la vie
A/ Lieux et circonstance de la composition
- Chateaubriand insiste sur le carctère composite de l'oeuvre. (différentes dates et différents pays). Références chronologiques
- Chateaubriand a été secretaire d'Etat. Il a beaucouo voyagé.
Référence à une narration interrompue.
Il vit --> il écrit , il vit --> il écrit
La vie et l'écriture se st imbriquées.
Imbrication des évènements. Superposition de 2 temps :
le tps de la vie et le tps de l'écriture.
Souligne la variété : "instants de prospérité" (l.6) --> tps de la vie
"temps de misères" (l.6) --> tps de l'écriture.
Souligne les paradoxes de l'écriture A.
Oeuvre symbiotique ==> oeuvre qui fait partie de la vie.
B/ Le contenu
a/ La conception du temps : "ma jeunesse pénétrant ma vieilless" (l.7-8)
==> Paradoxe qui se fait jour.
jeun
esse/vieille
sse = homéotéleutes =(finals identiques)
--> Deux oppositions de la vie très imbriquées l'une ds l'autre.
Utilisées pr montrer l'interaction entre les 2.
Il associe la vie à un jour --> comme ds "Zone" d'Apollinaire
b/ Il résume cela ds un chiasme à la l.12
Emploi métonymique --> emploi concret qui désigne un abstrait. Tend vers l'allégorie.
Rythme bianaire, jeux de parallélisme et d'inversion.
C/ Les imbrications
Imbrications temporelles --> tps qui se superposent.
Autres imbrications qui relève d'avantage de la succession des souvenirs --> interrompu par les évocations.
Insistance sur le mélange que onstitue la vie et l'oeuvre.
Métaphore filée romantique : tempête et naufrage.
Chateaubriand projette une vision éminament romantique de sa vie.
CCL II/ : Chteaubriand a eu une vie tumultueuse qui entraine des mémoires romancés.
III/ Les enjeux de l'avant-propos
A/ Expliquer la nature de l'oeuvre
C. essaye d'anticiper sur une critique future. Dès l'avant-propos il anticipe en disant que c'est normal qu'une A. soit confuse. Il a peur qu'on lui reproche cette confusion.
La vie est une véritable confusion.
le jugement de la postérité est fait par la vie.
B/ La volonté de transcrire des expériences et des sentiments
Volonté de suivre le cour de la vie.
Il veut montrer que la vies est confuse. Recréer le passé est tte une démarche.
L'unité de l'oeuvre va s'opposer à l'instantané de l'existance.
CL Les enjeux de l'écriture
Il veut dominer et maîtriser le tps, mettre le tps à ses pieds.
L'oeuvre va lui permettre de mettre tt le tps de sa vie à l'écriture.
Veut que sa voix perdure par delà les morts.
D/ La justification du titre "Outre tombe"
"je préfère parler du fond de mon cercueil" (l.19)
L'oeuvre est laissé aux hommes comme un témoignage.
--> connotation religieuse
Oeuvre conçue comme une oeuvre de rédemption (= on donne son corps et on rachète ses pêchés).
C'est diiférent de Rousseau, qui lui, veut se justifier.
Ici, on a une oeuvre de rachat --> la souffrance de la vie va lui donner l'éternité.
Fin de l'oeuvre à connotation très religieuse. Vie et mort consiédérés comme des habits que l'on endossent. Construction en parallélisme : "mal" et "mieux" --> antithèse.
CCL Générale :
Ecriture révélatrice des objectifs qu'il fixe à son oeuvre.
Il souligne la richesse des interactions entre la vie et l'oeuvre.
Souligne surtt la technique d'écriture employée --> narration intercalée.
Il apparente ses Mémoires à un journal intime (différent cpdt car il a tt réécrit).
--> Tonalité religieuse de l'oeuvre.
Chateaubriand est l'auteur du
Génie du christiannisme
--> tonalité prophétique "si j'ai assez souffert" (l.21)