Intro:
Jean de la Fontaine est un poète français. Il publie les
Fables en 1668. L'élégance et la variété de leur style, le réalisme des personnages travestis en animaux, leur moralité parfois cruelle valuent aux
Fables un succès immédiat. Les derniers recueils parurent en 1694.
On a ici une fable en vers hétérométriques = vers de longueurs différentes. Alternance octosyllabe, alexandrine. L.F jongle ac des vers hétérométriques.
I/ La structure de la fable
A/ L'importance du récit par rapport à la morale
-Vers 1 à 57 = récit fait par un narrateur = narration.
-Vers 58 à 61 = commentaire moral = argumentation.
LF veut démontrer que le pvr des forts est redoutable pr les faibles. Récit qui a une visée morale. = Thèse que l'on veut démontrer. Il illustre par un récit vivant qui fait alliance de narration et de discours. Narrateur 66> donne la parole à d'autres. Il y a dc différents niveaux d'énonciation. Hypertrophie de la narration. But de LF = "plaire et instruire". C'est le récit qui fait passer la leçon de morale. LF a écrit 12 livres de Fables soit environ 400 fables. Les fables étaient courtes au départ puis deviennent de plus en plus longues et + philosophiques. Finalement il y a plus de récit que de morale.
B/ Organisation du récit
~ vers 1 à 8 = situation initiale. 2 protagonistes : 1 jardinier et son seigneur. Question du jardin idyllique --> jardin d'EDEN. Description d'un univers végétal, sorte de paradis primitif à la mesure du jardinier = "1/2 bourgeois, 1/2 manant", "assez propre" --> effet de modalisation.
Effet de modalisation = jugement du narrateur sur le narrateur qu'il présente
--> Modalisation souligne le caractère honnête de la situation.
~ v. 9 à 18 : Élément perturbateur => un lièvre. Intervention du discours direct entre le J et son S. Effet de mise en abîme. On passe du récit à une scénette.
Scénette = échange dialogué --> rend le dialogue plus vivant.
~ v. 11 à 18 = dialogue entre le J et son S.
~ v. 19 à 39 = arrivée le lendemain du seigneur (progression chronologique). Déjeuner --> discussion du S. avec la fille du logis (= badinage).
~ v. 40 à 57 = Chasse au lièvre = dévastation du jardin. On passe du jardin d'Eden à un jardin dévasté. Voc. élogieux du jardin --> voc. dépréciatif = destruction. Voc de la compassion (envers le jardinier). 2situation opposées entre le début et la fin du récit. Contraste qui souligne l'intervention du personnage dévastateur --> le seigneur. "Les petites causes ont de grands effets".
Organisation du récit aboutit à une situation finale desastatrice. Vision épique de la chasse tournée au ridicule. Disproportion des moyens employés --> chasse ds un tt petit jardin.
C/ Analyse des personnages
- Jardinier = peu d'expérience de la vie. Demande de l'aide à 1seigneur pr un lapin. Vie assez aisée. + ou - enrichi mais il n'est pas noble --> c'est roturier. Regard du narrateur qui permet de situer socialement les personnages.
- Seigneur = noble --> privilèges. droit de chasse sur ses terres. Il reçoit des doléances. Familiarités du S. envers le jardinier en totale opposition ac le "vous" du J. envers le S.. Le S. s'imagine tt permis. Jugement du narrateur sur le jardinier. Il souligne le caractère propre du jardinier et lapropreté du logus. Soulignela carctère sans gène du seigneur ains que les dégats commis ds le jardin. Disproportion = chevaux galopent ds un jardin, moyens utilisés pour une petite cause : le lapn. Le récit attire su le jardinier la sympathie du lecteur.
--> le narrateur met svt en avant une sympathie pr le + faible.
II/ Le rapport du récit et de la morale
A/ Un récit moral = un effet de grossissement
Effet de généralisation. La morale souligne le caractère universel de la fable --> degré de vérité supérieur. Morale a un caractère intemporel. Valeur de vérité générale. On passe du cas particulier du récit au cas général de la morale.
B/ Lecture politique de la fable
--> Fable met l'accent sur le comportement des rois.
Rois = tyrans, injustes, hypocrites.
Lecture politique présente aux vers 58 et 61 => fait réf. aux histoires politiques de l'époque. Lescture transposée
--> chasse --> guerre.
Jardinier/seigneur = petit prince/roi
Souligne le caractère absolutiste du roi. Ressemblances et différences entre le récit et la morale. Echos entre moralité et récit. Cpdt le récit ne répète pas la morale et vice versa. Lecture de la morale éclairée par le récit.
III/ Le plaisir de la fable
A/ Le projet de La Fontaine
Qd LF écrit ses fables il a un double projet : "plaire ET instruire".
LF donne la priorité au plaisir car récit = divertissement.
Disproportion récit = 57vers / morale = 4vers
"Le récit fait passer la morale avec lui" La Fontaine
B/ Théatralisation du récit
Théatralisation caractèrisée par du dialogue --> discours direct --> rare ds les poèmes. Le fabuliste fait parler ses personnages.
- dialogue : v. 11 à 24 et v. 32 à 34.
--> véritable scène. ex: la séduction de la JF du logis par le seigneur. X des verbes d'actions notamment ds l'épisode de la chasse. "on le quête, on le chasse" --> variations des rythmes.
C/ La diversité des vers --> hétérométrie
Enchainement de vers de longueur différente. Alternance d'alexandrins et d'octosyllabes --> accélère le récit = vivacité.
Hétérométrie relativement rare surtt ds les fables.
Hétérométrie anarchique --> au choix du fabuliste.
CCL Générale :
Fable qui présente une scène de la vie socile. Mise au service de la satire politique. Critique des privilèges des grds seigneurs. Portrait élogieux du jardinier = homme du peuple mais portrait péjoratif du seigneur. Contraste qui aboutit à une satire sociale. Cpdt, le jardinier est qlq peu naïf. Critique de la disproportion des causes et des effets.
Efficacité de la morale d'autant plus importante que l'on a un récit rythmé --> fait appel à l'imagination et la sensibilité du lecteur --> On voit apparaître les traits du fabulistes à travers les différentes modalisations.