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bacfrancais
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Lectures analytiques et commentaires composés -FRANCAIS- 1ère S
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Blog Loisirs
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06.06.2007
Dernière mise à jour :
08.06.2008
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Les Lettres Persanes, Lettre XI, Montesquieu

Posté le 19.06.2007 par bacfrancais
Intro :
Apologue = récit, fiction dont la finalité est argumentative.
On raconte une histoire ds le but de démontrer la validité : Quelle est la meilleure forme de gouvernement?

1ère partie : Troglodutes menés à leur perte.
C'est un comte : "Il y avait" qui suit une structure itérative.
Cette structure est caractéristique des paraboles, des fables et des comtes.
Les choses répétées ont leur charme --> on comprend mieux.
C'est un récit qui raconte 1 situation d'un gouvernement idéal = utopie
Apologue des Troglodytes commence par une contre-utopie.

I/ La forme d'un comte
A/ Il y avait

La lettre débute par "il y avait". On a donc bien un comte.

B/ Le temps, le lieu

On se trouve ds un contexte intemporel. Le temps n'est pas marqué.
Pour le lieu, il s'agit de l'Arabie, le monde des comtes des 1001 nuits (fiction orientale).

C/ Un peuple = les Troglodytes

Peuple un peu primitif --> habitants des cavernes
Peuple mythique qui appartient au Comte.
Description péjorative/restrctive des Troglodytes.
Forme d'ironie ds la description. Les Troglodutes sont incapables de vivre en société.
Adj. négatif : "si méchants", "si féroce".
Dès le 1er § on entre ds la forme du comte.

II/ Une progression vers l'anarchie
A/ 3 étapes

- Monarchie absolue avec un "roi" qui les "traitait sévèrement"
- Magistrats qui s'assemblent et qui sont les représentants ds une démocratie --> oligarchie. Mais à peine ces magistrats st élus qu'ils les tuent.
- Le naturel sauvage reprend le dessus. Ils n'obéissent plus à personne. Abscence totale de solidarité. C'est la loi du plus fort. On est ds un individualisme forcené --> Anarchie.

B/ Une société violente

Chp lexical de la violence : "morts", "massacrèrent", naturel sauvage"...
Intensifs : "si méchants"; "si féroces"
Gradation ascendante : "massacrèrent , exterminèrent.

C/ Le tableau de l'anarchie

Il se manifeste par l'abscence de solidarité, le violence, le refus d'obéir aux lois.
Modèle où il n'y a plus aucune cohésion socile.
Le dernier § décrit la dégénérescence politique de sTroglodytes, leur dérive vers le mal.
Métaphore : gouvernement comparé à un joug insupportable.
Toute autorité poloituqe s'assimile à un joug.

CCL Générale : Le 18ème siècle vera se réaliser la Révolution française. Montesquieu anticipe cela. Il assimile ceux qui font la Révolution aux bons Troglodytes.



--

Le gland et la citrouille, 4,IX, La Fontaine

Posté le 19.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Fable qui appartient aux recueils publiés en dernier. En effet, c'est la fable 4 du livre IX. LF s'inspire du théatre populaire. Il s'agit d'une farce du théatre pop. qu'il traduit sous la forme d'une fable. Ici, il n'y a qu'un seul personnage : Garo (nom d'un paysan). LF emprunte ce nom à Cyrano de Bergerac (Le pédant joué).
Comedia dell' Arte = on donne une trame et on improvise.
Garo = personnage d'arroseur arrosé (premier film du cinéma muet). On retrouve ici la situation du tel est pris qui croyait prendre.

I/ L'organisation du récit
A/ Le schéma narratif

- v. 1 à 3: Intro --> morale préalable. Cela illustre le caractère démonstratif de la fable. Contraste entre la force de la loi générale (Dieu) et le caractère anecdotique. La création est parfaite.

- v. 4 à 31 : Récit illustrant la morale. Il se fait en 2 étapes:
1) Le villageois veut donner une leçon à Dieu (v.4 à 9)
--> Démonstration de l'orgueil du paysan
2) Preuve par l'action : la Nature donne une leçon au paysan (v. 20 à 31)

- v. 32 à la fin : CCL de l'anecdote. Fable qui est une sorte de démonstration close. le 1er et avant dernier vers se ressemblent très fortement. On a presuqe une hépanadiplose.

Vers hétérométriques : 1ère partie = octosyllabes --> + rapide
2ème partie = alexandrins --> démonstration + lente
Rythme en lien avec l'histoire.
thème de la démonstration = Dieu.
Remise en cause des choix de la vie.
Thème du récit : le paysan refait la création.
Il n'y a qu'un seul protagoniste : le paysan --> proche de la nature, de chacun de nous (cf. v.20)
Il trouve amusant que Dieu ne lui ai pas demandé d'être son conseiller. La moitié de la fable représenté par les paroles que le villageois s'adresse à lui-mm.
Le villageois est orgueilleux puis présenté comme un philosophe de la nature.

TR: Leçon de philo particulièrement vivante --> dialogue. On assiste à une scène.

II/ La théatralité du récit
A/ une saynette

La part du discours : v.6 à 19 --> prise de parole du personnage avec un ton très théatral. Se fait sur un regsitre comique, traité sur le mode burlesque = traitement comique d'un sujet sérieux. Leçon de création.

B/ Le créateur = Dieu

Dieu présenté 2 fois nommément (au début et à la fin.
Différentes périphrase pr présenter Dieu de la part de Garo.
Ambiguïté du mot auteur : écrivain ou créateur. Caractère familier de cette périphrase.

C/ Le comique de situation

Démonstration du lourd et du léger avc le gland ete la citrouille sur le nez.
modalisation = jugement du narrateur ds les propos qu'il raconte. Ici, il se moque de son personnage.
Comique d'exagération, relève de l'hyperbole.
Comique ds le retournement de situation.
Allitération en "g" avec gland/gourde et en "l" avec léger/lourd.
Reconnaissance pour Garo de sa défaite --> il n'est pas le rival de Dieu.

III/ La leçon de morale de la fable
A/ Un éloge de la nature

On a une morale explicite qui encadre la fable.
Exemple donné = relativité entre le grd et le petit.
- Logique paysanne de Garo --> gland et citrouille.
On a ici une fable végétale et mon animale.
Garo constate que ds la nature la logique n'est pas respectée. Sur les grds arbres il devrait y avoir de grands fruits or ce n'est pas le cas.
ex: chêne + glands et les citrouilles qui poussent par terre.
- Choix de la nature parfois anti-logique = paradoxaux.
Démonstration faite en 2 temps:
1) la Nature a tort --> Garo fait une analyse
2) La nature a raison et il a tort.
--> Finalement Dieu fait bien les choses.
Il remet en place les choix du créateur.

B/ La place du créateur

1er mot de la fable = "Dieu".
Double contexte de la phrase.
- expérience de Garo = expérience de Newton (gland qui tombe de l'arbre)
A cette époque: antagonisme entre la religion et les sciences.
- conflit de qui détient les clefs de la Nature.
LF trouve un moyen de concilier science et religion.
Dieu --> métonymique pr la nature..
Pour être efficace, une leçon de morale doit être plaisante.
LF a reccourt à un regard ironique sur son personnage. Dieu est opposé à la science. Garo se place du côté de la science. C'est sa logique qui le place de se côté. Il réfléchit. Il a une logique empirique (=c'est parceque je vois que j'y crois)
Garo = observateur de la nature
--> remise en cause de la nature = les choix du créateur ne sont pas les bons. Il se place dc en rival de Dieu lui-mm.
Opposition entre "il" --> connotation irrévérencieuse et "je" qui a raison.
"Parbleu" = déformation de Par Dieu ?
Autosatisfaction ds le pers. de Garo.

C/ Une leçon de morale et de métphysique

Cette leçon doit être plaisante pr être efficace. Fable qui donne une leçon de science.
LF use d'un véritable procédé de théatralisation de la scène.
Emprunte au théatre le personnage de Garo.
Il fait de Garo 1 sorte d'expérimentateur de la Nature.
Person. orgueilleux qui veut rivaliser ac Dieu et qui est finalement obligé d'avouer sa défaite. Nous sommes ts des Garo. Nous croyons tous que notre raison égale Dieu.
Leçon d'humilité. L'homme n'a pas une puissance de conception capable de rivaliser Dieu.
Il est en plein ds le dogme.
LF propose une morale extrêmement conforme.
Se réfère a une école de stoïcisme = il faut accepter la Nature telle qu'elle est.
Donne une leçon très utile. Il vaut mieux que se soit l'homme qui change sa conception plutôt que de lutter contre elle. C'est donc une leçon de bon sens que LF donne.

CCL Générale:
Fable d'une certaine originalité par sa source d'inspiration. Il emprunte au théatre populaire le personnage de Garo.
Il fait de cette fable une véritable saynette. c'est une fable qui s'inscrit ds 1 tradition populaire.
Leçon donnée = éminament scientifique et technique.
Reconnaissance par Garo d'une perfection de la Nature.
Invitation du fabuliste pour les hommes à être humble.
L'hommes est trop présomptieux, il croit que la Nature est à son service or ce n'est pas le cas.
La Nature est un don qui nous est fait.

L'Amour et la Folie, 14,XII, Jean de La Fontaine

Posté le 17.06.2007 par bacfrancais
[/u][u]Intro:
Titre représente 2 allégories : Amour et Folie.
Allégorie = concept personnalisé
C'est une fable procès. La morale est hypertrophié.

I/ L'organisation de la fable
A/ Répartition récit-morale

Fabuliste neutre, ilfait l'effort de ne donner que les éléments de réflexion.
- Morale l.1 à 10 = morale anticipée. LF dénonce une vérité générale : "L'amour est aveugle".
Prends des précautions ot=ratoires, très prudent. Il s'en remet à celui qui à l'expérience de l'amour "l'amant".

B/ Le schéma narratif

-Récit : l.11 à 31
Schéma narratif :
-situation initiale l.11 à 12
-élément pertubateur l.13 = dispute
-conséquences : la Folie aveugle l'Amour
-rebondissement : intervention de Vénus, réunion des Dieux sur l'olympe = procès. --> Procès de la Folie accusée d'avoir aveuglé l'amour.
Chp lexical de la justce
-situation finale : condamnation de la Folie

C/ Les personnages en présence

Ici les personnages st des allégories.
Amour représenté sous les traits d'un petit dieu farceur = Cupidon (cf. vers 2)
Mission de Cupidon --> choisir les âmes qui s'assemblent
La Folie = figure allégorique sous les traits d'une jeune fille. Elle joue avec l'Amour. Elle est impulsive et se sert des flèvhes de l'Amour pr le rendre aveugle. --> connotation négative. La Folie est caractèrisée par son abscence de patience. (v.15)
Vénus : déesse réputée pr son infidélité. Apparaît un peu comme un double de la déesse grecque de la vengence Némésis.

II/ Les caractèristiques du récit
A/ La scène burlesque

Burlesque = traitement comique d'un sujet sérieux/ d'une situation sérieuse.
- Le sérieux = le lieu --> on est chez les Dieux = Panthéon de la Mythologie.
--> Jupiter, Némésis, Vénus = univers des Dieux.
Cadre de l'Olympe, domain de l'allégorie avec les idées et les sentiments.
Référence à un livre de Louise Labé (=poétesse d'amour) et d'Erasme.
On est ds un contexte sérieux.

B/ Le cadre du jeu

Les allégories jouent et se disputent au lieu de discuter raisonnablement ==> traitement burlesque/comique.
Les allégories jouent à des jeux d'enfants --> cour de récréation. Accélération du récit.
Adage = précepte, proverbe, maxime
Adage ici : "l'amour est aveugle". On explque cet adage au travers des allégories.

C/ La parodie = la scène de justice

- Jupiter = juge des juges.
- Némésis = vengence
- Vénus = c'est elle qui accuse = rôle du procureur.
Scène en direct avec des paroles rapportées.
Allitération en "i" --> rend le son du cri (v.19 à 21).
Paronomase (= mots qui ne se différencient que par une syllabe) avec enfin et enfer.
Traitement familier d'un cadre sérieux/solennel.
ex: "enfin toute la bande" --> expression irrévérencieuse.
Très péjoratif pr parler des dieux.
Cela créé une rupture ds le cadre/.
Registre épique qui tourne au burlesque.

III/ Les intentions du fabulistes
A/ La présence explicite

LF définit son projet comme étant un projet de longue haleine. (cf. v.3-4) = litote
Présence d'une mise en abyme : LF se sert de son oeuvre pr parler de son oeuvre.Ambition de LF = donner aux fables une autre dimension.
utilisation du "je" au vers 5 --> présence du fabuliste.
Valeur de la morake = vérité générale, l'opinion du narrateur ne doit pas apparaitre.
avec l'emploi du "je" on a une prétérition (= il dit une chose qu'il dit ne pas être en train de faire)

B/ La définition de l'amour

v. 1 = ici on parle du sentime,t et non de l'allégorie.
Dès le v. 2, l'Amour est définit avec les attributs de l'allégorie. Le flambeau --> éclaire l'amour des gens.
LF fait semblant d'avoir un projer très peu ambitieux = fausse humilité d'auteur.
ex : ne...pas...tout
LF définit l'amour ds 3 interrogatives indirectes :
-comment v.7 et v. 8
-Quelle suite v. 9
L'amour est aveugle. Est-ce 1bien? Est-ce un mal?
Souligne l'ambivalence du sentiment amoureux.

C/ L'intention perfide et de circonstance

L'inspiration de LF trouve sa source ds l'évènement historique du moment :
Françoise d'Aubigné épouse Scarron (=un intellectuel) qui l'introduit ds son milieu et elle devient la gouvernante des batards du roi Louis 14.
En 1684, l'épouse secrètement à l'age de 78 ans et devient la Marquise de Maintenon.
Il faut préciser que LF avait une relation mitigée avec Louis XIV.
Clin d'oeil léger --> Pour lire ça comme une perfidie.
Versailles = contexte de perfidie généralisée, de perversion.

CCL Générale: Fable allégorique, source d'inspiration nouvelle. On cherche à expliquer l'adage : "L'amour est aveugle". Cette généralité peut être expliquée avec le contexte historique du mmt.
La folie sert de guide à l'Amour. Cela ns invite à ns rendre compte que l'amour est une sorte de sagesse. Si l'amour était lucide on n'aimerait jamais personne.
L'Amour n'existe QUE s'il est aveugle.

Entretien d'un philosophe ac... Extrait 4, Diderot

Posté le 17.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Fiction argumentative --> parabole = à un sens biblique. Histoire qui vise plus loin, qui vise une réflexion philsophique.

Réflexion : celle de l'homme perdu, aux aléas de la mer. --> Histoire de l'homme et de son destin.
C'est un récit à caractère initiatique.

I/ Les charmes de la parabole
A/ Un récit initiatique

Le récit adopte un schéma qui est celui du récit initiatique.
1 personnage --> il a une croyance --> il fait une expérience.
Le genre mexicain = le sensualisme. Il ne croit que ce que les sens lui apportent. Il ne croit que ce qu'il voit par exemple.
Le Mexiacin fait l'expérience de la planche. (métonymie pr le navire). Soudain, il n'y a plus de Terre. Il est en pleine mer, le ciel se soude avec la mer. Puis il accoste une autre rive et fait la connaissance d'un vieillard (=Dieu) qui lui explique la vie.
C'est un récit initiatique qui à un schéma narratif tt à fait simple/traditionnel.
Frome de rédemption --> il a fait une expérience qui l'a grandi. Roman d'apprentissage comme Candide.

N.B: Histoire = repose sur un fait vrai -> ex : anecdote qui s'inscrit ds la réalité --> JF
Comte = histoire tirée de l'imagination, de la fiction -> ex : Le Mexicain
Parabole = Histoire ou comte qui peut avoir une lecture d'ordre religieux ou spirituel.


B/ Les personnages = des stéréotypes

Le jeune mexicain = sorte de Candide
Mexique = nouveau monde --> on a donc une sorte de découverte à l'envers.
Mexicain = homme asiatique, du nouveau monde, celui qui n'a pas les croyances occidentales.
Parcequ'il est mexicain on peut le présenter comme naïf.
La grand-mère représente les croyances païennes : elle a rencontré les fameux colons.
Vieillard = sage, vénérable = Dieu
Jeunesse = naïveté

C/ La parabole du mexicain

Parabole = txt à connotation religieuse = récit simple à caractère narratif.
récit narratif --> leçon d'ordre spirituel
Le mexicain représente tt homme et la planche est le fil aléatoire de la vie.

+ feuille polycopié donnée par la prof ! (j'allais pas tt retaper !)

Entretien d'un philosophe ac... Extrait 3, Diderot

Posté le 15.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Cet extrait est concentré autour de la belle JF qui est la voisine de Diderot.
Technique de mise en abyme : dans la conversation entre D. et la M. on inclu la conversation que D. a eu ac sa charmante voisine.
? soulevée = celle des vêtements des femmes.
Concupiscence = désir charnel = pêché
Récit d'un anecdote (assez croustillante !!)
Tenues du 18ème siècle = on cachait tt sauf la gorge.

I/ La technique de la mise en abyme ds le dialogue
A/ Le dialogue cadre

D. s'adresse à la M. qui est une JF dévote, apétissante à sa toilette.
La JF à qui D. s'adresse est le portrait de la M. Cette JF existe t'elle vraiment? N'est-ce pas un clin d'oeil à la M. mm?

B/ Le récit encadré

L'un des protagonistes ds les 2 récits est le philosophe.
Le 2ème personnages c'est la voisine honnête et pieuse. "belle, très sage et très dévote".
Consciente de sa beauté elle en profite ac les hommes. Tableau élogieux de la belle voisine.
Proposition subordonnée concessive "Quoique...elle trouve bon qu'on s'en apperçoive".
On est ici assez proche du portrait des précieuses de Molière ac ces jeunes femmes libertines du 18 ème siècle.

C/ Anecdote inventée ?

L'anecdote de la belle voisine est -elle réelle ou inventée? On a l"impression qu'il parle de la M. car la voisine et la M. ont les mm traits physiques et moral.
On se demande si elle est consciente de l'effet qu'elle produit chez D. N'induit-elle pas D. en tentation en l'invitant à sa toilette??
c'est une anecdote fictive utilisée pr le plaisir de la démonstration. C'est une scène arrangée.
D. se sert d'un exemple croustillant pr sa démonstration.
--> Procédé de prétérition
- Subterfuge - Clin d'oeil au lecteur

II/ Critique de l'hypocrisie religieuse
A/ Le comportement de la belle voisine

Son vêtemetn est impudique, frivole. Ce qui est en jeu, c'est la réaction que ce vêtemetn provoque. Sont-elles conscientes ou pas de l'effet qu'elles provoquent? OUI ! --> hypocrisie
Caractère provocant qui induit au désir charnel --> pêché
Dévoile ses appâts pourtt c'est une dévote = contradiction.
Désir inconscient d'être désirée. Contradiction ds son attitude.
La JF est montrée quand, le lendemain, elle est tjrs habillée pareil MAIS elle va à la messe. Cela montre qu'elle a envie d'être désirée.

B/ L'inefficacité des règles religieuses

D. fait une véritable démonstration. Très au courant des règles de la religion. Réf. au sermon sur la monatgne.
La JF dévoile ses appâts cependant c'est une dévote => contradiction.
Ecart entre la profession de foi de la belle dévote et ses habits.

C/ Le philosophe = une critique fondée par une connaissance précise des écritures

Les études de D. l'ont amené à une réflexion appronfondie sur la religion.
Il cite la Bible.
Il exploite les txt évangéliques à des fins démonstratives. Il reprend les formulations des Ecritures avec la ? oratoire : " Et l'adultère ne damne-t-il pas plus surement?" Réponse OUI.
Parodie --> effet miroir --> situation d'enseignement pr la M.
Elle reçoit une leçon de religion de la part d'un philosophe athée.

D/ La visée didactique

Intention de Diderot : faire une démonstration.
L'anecdote --> sans doute inventée pr les besoins de cette démonstration.
Diderot donne a la M. une leçon de catéchisme --> éviter le pêché.
Structure répétitive --> montre que la M. suit le raisonnment pas à pas.
Effet de parallélisme pour identifier les personnages?
D. manipule la M.

CCL II/ : D. est maître ds le domaine évoqué. Il connaît les textes bibliques et les techniques du dialogue argumentatif. Il ammène la maréchale à suivre ses idées.
Il faut également ajouter que cet entretien a donné lieu à un certain nombre n'adaptation théatrale.
ex: festival d'Avignon en 1990.

III/ La théatralisation du récit
A/ Le comique de situation

- Elle qui croît être une bonne chrétienne pousse au plus bas un esprit au pêché.
- Un philosophe athée donne une leçon de philosophie sur la religion à la M.

B/ Le dialogue dans le dialogue

- Citation des Ecritures
- Technique des questions-réponses

C/ Sujet double interêt : l'adultère

--> gorge dévoilée.
On a un entretien très subtil, très mondain.
Le philosophe et la M. ont des affinités pas seulement intellectuelles.

CCL Générale: Exemple de la belle dévote sert de dénonciation à l'hypocrisie religieuse. Les comportements quotidien des chrétiens sont dictés par un foi.
Excessive sévérité de la morale religieuse soulignée ici.
Morale de la Nature = La Nature nous veut nu.

L'entretien d'un philosophe ac...Extrait 2,Diderot

Posté le 15.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Diderot cherche à convaincre la Maréchale du carctère néfaste de la religion.
Il commence une véritable démonstration sur la religion. Il opère une vétitable subversion des idées de la M.
La religion engendre la haine et fait + de mal que de bien.
Diderot domine ds le raisonnement. Il utilise pr cela une technique qui remonte aux Grecs.

I/ Le dialogue = Immitation de Socrate
A/ La maïeutique

Socrate = philosophe Grec du 5ème siècle avt JC.
A enseigné uniquement par le dialogue. Il n'a jamais rien écrit. Se st ses 2 disciples (-->Platon) qui ont mis par écrit ttes ses idées.
"Je sais que je ne sais rien et la seule chose que je sais est que je ne sais rien." Platon
Diderot s'inspire de la technique de Socrate. Il veut faire dire que sa pensée est la mm que la maréchale.
Mettre en évidence ds la pensée d'autrui son propre raisonnement.

Maïeutique = Consiste par la dialogue à accoucher les esprits et l'interlocuteur, sans le savoir, à les mêmes idées que celui qui cherche à les mettre au jour.

Parallèle d'accoucher (les esprits) avec les 6 enfants de la Maréchale qui va bientot accoucher du 7ème.

B/ Les idées du dialogue

On cherche à définir le Maréchal.
D'après la M. : Mal et Bien = valeurs relatives et non absolues.
La M. va être ammené à préciser sa définition, à faire en sorte que l'on distingue le Bien et le Mal.
1ère notion: donner à l'homme par la religion.
Transformation des notions de Bien et de Mal en notions d'avantages et d'inconvénients.

C/ Les thèses en présence

Qui cherche à convaincre qui et de quoi?
~ Diderot cherche à convaincre la Maréchale que la religion fait + de mal que de bien.
~ La Maréchale appartient au grpe des fidèles pr qui la religion est incontournable. Esprit dirigé par les idées religieuses.
Cpdt la Maréchale n'est pas une fanatique, seulement une fidèle.
Maréchale = esprit capable de s'interesser à des idées nouvelles. Elle fait semblant d'être effrayée par les idées des Philosophes.

CCL I/ : Technique du dialogue utilisé par D. = celle de Socrate --> Maïeutique = accouchement des esprits.
Elle sait que la religion fait + de mal que de bien mais elle se le cache.

II/ La critique du fanatisme religieux
A/ Le réquisitoire de Diderot

Bcp de références à caractère historique ds le réquisitoire de D. Références aux guerres de religion; aux croisades.
En 1698 --> Louis 14 révoque l'édit de Nantes ce qui donne les Dragonnades (exils de protestants. cela affaiblis le royaume).

B/ Le champ lexical de la violence

- Réquisitoire fait à l'aide d'un voc. fort : "terribles ravages", "exterminer", "funestes exemples"....
Voc. qui met en évidence la violence, l'intolérance, le fanatisme. Voc. hyperbolique.
- Représentation mentale de la violence = hypotypose

C/ Les registres = le polémique

Ici = registre polémique.
A travers les figures de style on s'apperçoit que D. n'a pas peur de croise le fer verbalement. Il s'adresse directement à la M. à l'impératif.
Reprise anaphorique qui montre une insistance.
Untilisation des questions rhétoriques --> provocation
Pousse la JF ds ses retranchements. Très nbreux superlatifs. Présence de la négation restrictive "ne...que"
=>vocabualire de l'attaque.
Utilisation de paradoxe et d'antithèse.
Sous-registres : - épique avec les résumés de combats
- tragique avec les ? religieuses.

CCL II/ : Il fait une attaque en règle contre la religion. Au cours de l'histoire la religion a laissé des traces de son abération.
Ce raisonnement peut être présenter aux yeux de son époque comme étant un raisonnement tt à fait subversif (=provocateur). Il renverse les idées reçues.

III/ Le caractère subversif du raisonnement
A/ L'efficacité du raisonnement = le syllogisme

Le rasionnement prend la forme de la logique.
# Syllogisme = raisonnement en 3 étapes :
- 1ère phrase = vérité générale = prémice ou majeur
- 2ème phrase = la mineur
- 3ème phrase = la conclusion
Conclusion donnée par la Maréchale : On peut faire dire n'importe quoi à Dieu.
La Maréchale est très prudente acr elle voit le caractère subversif des idées de Diderot.

B/ Diderot = de bonne ou de mauvaise foi ?

D. à une certaine mauvaise foi à accuser on siècle. Diderot a beau jeu. Il fait un tableau rétrospectif. Il cite les paroles mm de l'Evangile Mathieu. Prend une parole pr en pervertir le sens. Pour lui, Dieu vient déchirer les hommes et les familles. Diderot veut mettre en évidence ts les fanatismes.

CCL Générale :
# Le dialogue est emprunté à Socrate. Il opère une véritable maïeutique.
# Il fait de la M. un élément tt à fait actif de sa démonstration syllogistique.
# Raisonnement de D. tt à fait subversif. Il exprime sa critique du fanatisme religieux ac une certaine violence.
# Il fait réf. à ts les aspects négatifs de la religion au cours de l'hsistoire.
# On peut souligner l'efficacité de son raisonnement. Cpdt, il se montre des fois de mauvaise foi?
# le récit est rythmé et ne manque pas d'humour. On ne s'ennuie pas sur un sujet extremement grave.

L'entretien d'un philosophe... Extrait 1; Diderot

Posté le 13.06.2007 par bacfrancais
Intro:
--> la Maréchale de Saxe = La maréchale de Broglie (on prononce Breuil).
Cet entretien aurait réellement existé. Il se serait tenu entre le Philsophe Diderot et la Maréchale en 1771.
Circonstances de cet entretien:
-Catherine II de Russie
- La fille de Diderot envoi tte la bibliothèque de son père à Catherine II lorsqu'il meurt le 31/07/1784

I/ Le cadre de l'entretien
A/ Les circonstances

Dans les années 1770, Diderot fait un voyage en Russie pour voir Catherine II.
Catherine II sollicite Diderot afin qu'il s'entremette en vue de l'achat de tableaux à la famille de la Maréchale.

-->date de la rencontre : 1771
-->Parution de l'entretien : 1777
-->rencontre fortuite mais fort au goût du philosophe. (JF mariée ~30ans, 2enfants)

B/ Les interlocuteurs

a/ La maréchale : Jeune femme décrite comme tt à fait apétissante. Epouse du Duc de Broglie. Fille d'un riche collectionneur(Crozat de Thiers). Femme charmante. Elle est à sa toilette qd elle reçoit Diderot. Portrait élogieux --> "jeune femme charmante et dévote"

b/ Le philosophe : A entretenu une relation amoureuse avec Sophie Volland. Fille de bonne famille. Utilise "je" ds la première partie. Entrée en matière narrative. Théatralisation du récit. Le philosophe se met lui-mm en scène.
Diderot = athée (de réputation). Il se dit libre penseur.

C/ Le choix d'un thème délicat = la religion

Entré en matière sur le sujet de la religion ds la présentation du personnage "belle et dévote".
Confrontation du philosophe ac la JF. Contraste des idées comme si la beauté excluait la dévotion.
Paradoxe. Contexte de la galanterie : 1 homme et 1 femme mais ils parlent de la religion --> contradictoire.

II/ La structure et la progression
A/ Les étapes d'une argumentation

Pb de la maréchale : la réputation de D. --> Il est libre penseur.
Sa question : Qu'elle est la moralité d'un athée?
face à face : deux êtres, 2 manières de penser différentes :

La Maréchale = dévote :
- Croyante
- Il n'y a pas de morale sans religion

Le philosophe :
- Honnête homme
- Il existe une morale laïque

Accusation : "Vous ne croyez en rien ?"
La morale est-elle religieuse ou vient-elle de l'état de nature?
Un athée peut-il être vertueux ? Référence au Pari de Pascal.

B/ Parodie du [u]Pari de Pascal[/u]

Pascal est un mathématicien, physicien et philosophe.
Pascal appartient au grpe des Jansenistes => Pensent que Dieu ne sauve que ceux qui le méritent.
Grpe en oppostion ac les jésuites.
Pascal a écrit un recueil de Pensées.
"L'homme est un roseau, le plus faible de l'univers ; mais c'est un roseau pensant." Pascal

Pascal s'adresse à des joueurs en leur faisant un tableau statistique.
Le Pari --> calcul de statistiques
Pari = Dieu existe ou Dieu n'existe pas?

Position de Pascal défendue par la Maréchale. Elle utilise les mêmes expressions que Pascal : "gagner à ne pas croire", "la raison d'interêt".
Diderot représente les joueurs de Pascal = mise en abyme avec la démonstration du Pari.
Cela souligne 2traits caractéristiques :
- visée didactique = D. écrit pr faire une leçon à son siècle.
- visée polémique = la M. et D. représentent 2 camps antagonistes.

L'interêt de l'entretien:
Sous le couvert d'une conversation de salon on a en rélaité un débat du siècle, de l'ordre de la société.

III/ Vivacité et interêt
A/ Un sujet difficle : la religion

Référence au titre --> provoque une attente --> ironique
Entretien attendu = entretien galant.
Le philosophe va séduire la M.
Sujet lancé par la Maréchale --> athéisme de Diderot.

B/ La Captatio benevolentiae

Contexte discrétement libetin --> capte d'autant plus l'attention du lecteur.
Interêt éveillé discrétement par la scène galante : attrait/appât de la JF.

C/ Le tableur de genre = la JF à sa toilette

Lecteur émoustillé par la description de la JF. Naïveté du discours.
JF à la toilette = topos de l'inspiration des peintres. Contexte diamétralement opposé à celui du sujet initial.

D/ Le Maréchal absent

Cela créé une sc. un peu sous la tension de son retour. C'est presque une scène de théatre = drame bourgeois (conflit de personne au sein de la famille).

CCL Générale :
Interêt de la confrontration sur un sujet difficile créé une effet de tension.
Parceque la JF est belle on pourrait croire que le sujet est délicat --> mise en abyme ds une scène de galanterie. Le philosophe éprouve un certain plaisir à remettre en place l'esprit d'une belle dévote. Il pervertit son esprit. Il est provocateur et ébranle les pensée religieuses de la JF.
Humour des interlocuteurs = humour qui se fait jour ds la conversation --> rend la conversation piquante !

Les obsèques de la lionne, Jean de la Fontaine

Posté le 12.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Les obsèques de la lionne (1678).LF utilise des sources des auteurs anciens. Il s'inspire notamment du fabuliste Esope ainsi sue de Phèdre, Pilpey ou Abstimius --> 200 fables en latin.
Pour cette fable, LF s'inspire d'Abstimius. LF s'affirme comme un scénariste du monde de la cour. Mmt important --> obsèques. Sous l'apparence animale, LF ne craind pas la cour. Ici, le lion représente Louis XIV.
Ds ses fables, les animaux --> les hommes. Cette fable = 55vers --> récit d'une cérémonie + comme souvent 4 vers de morale à la fin. Hétérométrie --> distingue les différentes étapes du récit.
Schéma narratif :
~ Octosyllabes : v. 1 à 15 => définit les circonstances, la situation.
~ Dialogue : v. 16 à 38 => montre la colère du roi envers le cerf
~ V. 39 à 51 => vision du cerf. Moyen de se sauver la vie grâce à son imagination. Scène mise en abîme.
~ V. 52 à 55 => morale. Verbes à l'impératif. élémnt majeur du récit déjà prése,t ds le titre. Enonciation de la fable assez complexe : alternances entre récit et parties dialoguées). Fable = scénette théatralisée --> véritable satire de la cour. Enfin on peut voir quelles relations ont les 4 vers de la fin qui st consacrés à la morale et quelle leçon de morale est tirée de la fable.

I/ Les éléments du titre
A/ La cérémonie = les obsèques de la lionne

Obsèque = mot rare et solennem à l'époque --> Cérémonieux --> connote la solannelité de la circonstance. Obsèques = suivre avec pompe.
La mort apparaît dès le v.1 = redondance du titre --> reprise en chiasme. Terme obsèque se prolonge tt au long de la fable. Chp lexical de la mort et du deuil. Premier mot du titre = élmt fondateur de la fable.

B/ Les personnages

- Lionne = avec une majuscule = périphras pr le femme du roi. Humanise l'animal. => Bestiaire (=ensemble d'animaux). Tt est évoqué sur le ton de la noblesse. Très nbreux termes qui soulignent le caractère noble et saint de cette reine (cf. v.38). Assiste à une cérémonie officielle
--> Répond à un code social. Cérémonie pathétique --> tt le monde pleure.

Transition:Comment ce pathétique est mis en scène? Quel est le regard du narrateur sur ces obsèques particulières?

II/ L'énonciation
A/ Le narrateur omniscient

Le narrateur raconte la cérémonie en utilisant le PS = tps du récit. Raconte de manière omnisciente l'enchaînement des évènements. Pr donner plus de vivacité au récit --> utilisation du présent de vérité générale. Fais le choix de l'hétérométrie. LF = maître d'oeuvre. Augmente ou diminue la narration à sa guise. Fabuliste --> regard critique --> éclaire les différents intervenants. Il attribue aux animaux des titres humains. Pers. ambigus --> véritable personnification du bestiaire.

B/ Les parties dialoguées

LF cède la parole aux différents intervenants. Donne la parole au lion au discours indirect libre. Discours direct entre le Lion et le Cerf = sc. de dialogue. Tt discours est une scène. Tps de narration = Tps du récit. Une des morales du récit --> pvr de la parole.
LF donne la parole --> personnages --> donne bcq de vie au récit. Mots humains utilisés par les animaux = animalisation des humains. En s'adressant directement aux lecteurs, LF donne son pt de vue qd il définit la cour (v.17). Les hommes ne fonctionnent que sur le principe de la ressemblances. LF donne des conseils parfois très dangeureux au lecteur.
Fable = véritable leçon d'hypocrisie.

Transition: Cette scène = satire de la cour. A travers le cerf, on assiste à une vétritable satire de l'absolutisme royal. LF court des risques.

III/ La satire de la cour
A/ Les courtisans

Les courtisans = troupe indiférenciée. masse anonyme et servile --> caractèrisée par son suivisme.
Reproche = absence d'intelligence. Trop bête pr réfléchir ( 1esprit pr 100 corps). Esprit, caractère uniforme. Accent mis sur la servilité des courtisans.
Ils veulent plaire à leur roi = immitateur servile. Voc. de l'immitation = être, paraître, "peuple caméléon, peuple singe". Les courtisans st ds le principe de l'immitation immédiat et absolu --> st à l'image de ce que l'on atten d'eux. LOGIQUE DU PARAÎTRE

B/ Un monarque absolu

A l'inverse, le roi est représenté comme un monarque absolu dt on ne voit que la cruauté. Son goût pr l'absolutisme. Les paroles du roi contiennent pr la plupart des impératifs. Parle de lui à la 1ère personne du pluriel = "nous" de majesté va de pair avec l'ostentation de la douleur = il pleure = fait de sa douleur un véitable spectacle (cf. v.12)
Système de la cour = système perverti --> monarchie absolue. Il ne tolère que son pt de vue. Les courtisans se plient à ce que l'on attend d'eux. Jeu complet de l'hypocrisie. Cela montre du pt de vue de lf une véritable satire de la cour. Ce regard critique implique un enseignement moral. Récit crypté. Le lion = Louis 14. Choses ditent de manière cachée.

IV/ La leçon de morale
A/ Une anecdote significative

Le récit constitue une véritable anecdote significative. Cour du lion = Cour de Versailles. Domaine animal est en réalité 1 couverture transparente pr montrer l'humanité. Utilisation des personnages animaux --> donne à l'enseignement moral une dimension universelle.

B/ Des animaux et des hommes

L'humanisation et l'animalisation se manifestent par des comportements humains de la part des animaux. Animaux st symptomatiques du monde humain. Grde qulaité de l'humanisation ici.

CCL Générale:
Titre qui rend compte de l'ensemble de la fable. Cérémonie religieuse humaine par excellence. Cet épisode est vu de manière parodique. L'hypocrisie des participants se caractèrise par l'excès de peine.
--> disqualifie sa démonstration. Aucune douleur réelle exprimée ici. Occasion pr LF de faire une critique de la cour. Remise en cause de l'absolutisme royal, de la cour et de ses principes.

Le jardinier et son seigneur, Jean de la Fontaine

Posté le 12.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Jean de la Fontaine est un poète français. Il publie les Fables en 1668. L'élégance et la variété de leur style, le réalisme des personnages travestis en animaux, leur moralité parfois cruelle valuent aux Fables un succès immédiat. Les derniers recueils parurent en 1694.
On a ici une fable en vers hétérométriques = vers de longueurs différentes. Alternance octosyllabe, alexandrine. L.F jongle ac des vers hétérométriques.

I/ La structure de la fable
A/ L'importance du récit par rapport à la morale
-Vers 1 à 57 = récit fait par un narrateur = narration.
-Vers 58 à 61 = commentaire moral = argumentation.
LF veut démontrer que le pvr des forts est redoutable pr les faibles. Récit qui a une visée morale. = Thèse que l'on veut démontrer. Il illustre par un récit vivant qui fait alliance de narration et de discours. Narrateur 66> donne la parole à d'autres. Il y a dc différents niveaux d'énonciation. Hypertrophie de la narration. But de LF = "plaire et instruire". C'est le récit qui fait passer la leçon de morale. LF a écrit 12 livres de Fables soit environ 400 fables. Les fables étaient courtes au départ puis deviennent de plus en plus longues et + philosophiques. Finalement il y a plus de récit que de morale.

B/ Organisation du récit
~ vers 1 à 8 = situation initiale. 2 protagonistes : 1 jardinier et son seigneur. Question du jardin idyllique --> jardin d'EDEN. Description d'un univers végétal, sorte de paradis primitif à la mesure du jardinier = "1/2 bourgeois, 1/2 manant", "assez propre" --> effet de modalisation.
Effet de modalisation = jugement du narrateur sur le narrateur qu'il présente
--> Modalisation souligne le caractère honnête de la situation.
~ v. 9 à 18 : Élément perturbateur => un lièvre. Intervention du discours direct entre le J et son S. Effet de mise en abîme. On passe du récit à une scénette.
Scénette = échange dialogué --> rend le dialogue plus vivant.
~ v. 11 à 18 = dialogue entre le J et son S.
~ v. 19 à 39 = arrivée le lendemain du seigneur (progression chronologique). Déjeuner --> discussion du S. avec la fille du logis (= badinage).
~ v. 40 à 57 = Chasse au lièvre = dévastation du jardin. On passe du jardin d'Eden à un jardin dévasté. Voc. élogieux du jardin --> voc. dépréciatif = destruction. Voc de la compassion (envers le jardinier). 2situation opposées entre le début et la fin du récit. Contraste qui souligne l'intervention du personnage dévastateur --> le seigneur. "Les petites causes ont de grands effets".
Organisation du récit aboutit à une situation finale desastatrice. Vision épique de la chasse tournée au ridicule. Disproportion des moyens employés --> chasse ds un tt petit jardin.

C/ Analyse des personnages

- Jardinier = peu d'expérience de la vie. Demande de l'aide à 1seigneur pr un lapin. Vie assez aisée. + ou - enrichi mais il n'est pas noble --> c'est roturier. Regard du narrateur qui permet de situer socialement les personnages.
- Seigneur = noble --> privilèges. droit de chasse sur ses terres. Il reçoit des doléances. Familiarités du S. envers le jardinier en totale opposition ac le "vous" du J. envers le S.. Le S. s'imagine tt permis. Jugement du narrateur sur le jardinier. Il souligne le caractère propre du jardinier et lapropreté du logus. Soulignela carctère sans gène du seigneur ains que les dégats commis ds le jardin. Disproportion = chevaux galopent ds un jardin, moyens utilisés pour une petite cause : le lapn. Le récit attire su le jardinier la sympathie du lecteur.
--> le narrateur met svt en avant une sympathie pr le + faible.

II/ Le rapport du récit et de la morale
A/ Un récit moral = un effet de grossissement

Effet de généralisation. La morale souligne le caractère universel de la fable --> degré de vérité supérieur. Morale a un caractère intemporel. Valeur de vérité générale. On passe du cas particulier du récit au cas général de la morale.

B/ Lecture politique de la fable

--> Fable met l'accent sur le comportement des rois.
Rois = tyrans, injustes, hypocrites.
Lecture politique présente aux vers 58 et 61 => fait réf. aux histoires politiques de l'époque. Lescture transposée
--> chasse --> guerre.
Jardinier/seigneur = petit prince/roi
Souligne le caractère absolutiste du roi. Ressemblances et différences entre le récit et la morale. Echos entre moralité et récit. Cpdt le récit ne répète pas la morale et vice versa. Lecture de la morale éclairée par le récit.

III/ Le plaisir de la fable
A/ Le projet de La Fontaine

Qd LF écrit ses fables il a un double projet : "plaire ET instruire".
LF donne la priorité au plaisir car récit = divertissement.
Disproportion récit = 57vers / morale = 4vers
"Le récit fait passer la morale avec lui" La Fontaine

B/ Théatralisation du récit

Théatralisation caractèrisée par du dialogue --> discours direct --> rare ds les poèmes. Le fabuliste fait parler ses personnages.
- dialogue : v. 11 à 24 et v. 32 à 34.
--> véritable scène. ex: la séduction de la JF du logis par le seigneur. X des verbes d'actions notamment ds l'épisode de la chasse. "on le quête, on le chasse" --> variations des rythmes.

C/ La diversité des vers --> hétérométrie

Enchainement de vers de longueur différente. Alternance d'alexandrins et d'octosyllabes --> accélère le récit = vivacité.
Hétérométrie relativement rare surtt ds les fables.
Hétérométrie anarchique --> au choix du fabuliste.

CCL Générale :
Fable qui présente une scène de la vie socile. Mise au service de la satire politique. Critique des privilèges des grds seigneurs. Portrait élogieux du jardinier = homme du peuple mais portrait péjoratif du seigneur. Contraste qui aboutit à une satire sociale. Cpdt, le jardinier est qlq peu naïf. Critique de la disproportion des causes et des effets.
Efficacité de la morale d'autant plus importante que l'on a un récit rythmé --> fait appel à l'imagination et la sensibilité du lecteur --> On voit apparaître les traits du fabulistes à travers les différentes modalisations.

Acte IV, sc.6, le Barbier de Séville, Beaumarchais

Posté le 08.06.2007 par bacfrancais
Intro:
Scène qui prépare le dénouement, dévoile tête à tête des amoureux. Elle voit leur réconciliation. Sc. très riche en émotion, en infos et en procédés de théatre.

I/ Une scène forte en émotion et en sentiments.
A/ Une atmosphère nocturne

Sc. qui est censée se passer la nuit. Eclairs = manière de souligner une ellipse temporelle. Rosine est ds l'attente de Figaro et du Comte. Suspens à son paroxysme --> RDV amoureux sous la pression de Bartholo = topos du théatre.
RDV amoureux = RDV clandestin avt que R. ne l'avoue à Bartholo.

B/ Didascalies = densité dramaturgiques

Didascalies --> soulignent l'intensité émotionnelle de la sc. C'est une scène de tension. On obtient un résumé grâce aux didascalies. Nbreux pts de suspensions --> marque de la tension dramaturgique. Phrases exclamatives nbreuses.
1er mvt de la scène : R. en colère contre L. --> elle le croit traitre à leur amour --> veut lui faire payer sa "trahison".
Rosine = JF de caractère. Nbreuses interjections. Cela montre les sentiments. Scène de ménage puis fusion affective.
2ème mvt de la scène: Fusion des 2 amoureux. Rosine + du tt en colère. Elle tombe ds les bras de Lindor et s'évanouie. (Oh ! comme c'est beau !)

C/ La déclaration d'amour

Chp lexical de l'amour. Passage du "vous" au "tu" chez Rosine. R. croit le démasquer --> croit que L. n'est qu'un séducteur qui l'a trompé.
Dialectique = méthode de raisonnment qui procède par contradiction surmontée. (On surmonte les chises en les opposants.)
La suite confirme cette émotion. Voc. de l'amour exacerbé. Voc. hyperbolique.
Fin de la scène = véritable couple d'amoureux réconciliés. Fin heureuse. R. croit enfin à la véacité des propos de L.

II/ La densité dramaturgique
A/ Composition de la scène

1ère partie : mise à l'épreuve de L. par R. Jusqu'ou va t'il aller par duplicité (=double identité) ?
Rosine pense que L. l'a séduite pour mieux la donner au Comte Almaviva --> quiproquo. Elle veut mettre au jour sa duplicité --> furieuse contre L.
2ème partie : Révélation de la véritable identité de L. Cette partie = milieu de la scène = l'acmê = le sommet = le mmt où l'intrigue est inextriquable. Révélation pr R. qd Figaro appelle L. "Monseigneur" --> Résolution de la situation de quiproquo. (cf. didascalies). Expression des sentiments exacerbée.
3ème partie : Scène interrompue par l'arrivée annoncée de Bartholo et Bazile. --> C'est Figaro qui prévient du danger. 2 personnes marquées par la frayeur : Rosine et Figaro. Seul le Comte garde son sang-froid --> sa qulité de grd seigneur le met à l'abri de tt = privilège de la naissance. B. ne lui fait pas peur. F. joue un rôle important ds la progression de la scène.
-Les 3 parties s'enchainent très vite. C'est F. qui met dc fin au quiproquo = un lapsus

B/ Les ressources dramaturgiques de la scène

a) Le quiproquo avec :
-la lettre de Lindor --> le comte. Rosine croit que Lindor et le Comte se st ligués contre elle. R. abusée par le mensonge de Bartholo. Lettre = fausse preuve. Les 2/3 de la scène st pris par la résolution de ce quiproquo
b) Les accessoires de la scène et leur importance dramaturgique :
- L'échelle à différentes fonctions --> coup de théatre = annonciateur du danger la retraite est coupée.
- Les bougies allumées par Figaro ont 3 rôles:
~ éclairer la scène = rôle fonctionnel
~ créer un clair-obscure --> atmosphère nocturne
~ Eclairer qlq au sens propre et figuré = rôle symbolique
Bougies + orage = atmosphère romanesque/sentimentale.
Eclairs --> signal du danger
- L'habit du Comte --> symbolique et spectaculaire
déguisement = cape + chapeau par dessus l'habit splendide du Comte --> costume blanc. Il s'est dc préparé pr le mariage. Habit --> conforme à son titre, en rapport ac sa nouvelle identité.
Jeu scénique --> symbolique de la prise de sa nouvelle identité = mise en abîme car Lindor jouait un rôle qui n'était pas le sien.
R. = rôle de juge, de l'incquisiteur qd elle veut démasquer Lindor. Mise en abîme --> évanouissement de Rosine.

C/ Les affleurements de la présence de l'auteur

Affleurement = ce qui souligne la présence de l'auteur
ex: l.16 --> l'opinion de Beaumarchais sur la société de son siècle est contenue ds cette phrase de Rosine. --> position extrêmement moderne. Beaumarchais fait un théatre d'une société pré-révolutionnaire. Ses pièces st jouées devant ceux qu'il critique. --> Prône un despotisme éclairé.

III/ La question de l'identité
A/ Fil directeur de la pièce = l'identité du Comte

Comte --> change d'identité tt au long de la pièce. Au début = Lindor = nom de l'amoureux type de la comédie Italienne. Il n'est pas aimé pr lui-mm mais pr ce qu'il est.

B/ Etude de l'énonciation

L.14 à 19 : Rosine vouvoie le Comte. Elle l'appelle Monsieur.
L.15 à 16 : Le Comte parle de lui-mm à la 3ème personne. Se décrit sous les traits de Lindor = sorte d'anti-Almaviva. Il ne s'est pas encore dévoilé. S'appelle "le malheureux", "l'infortuné".
Ici malheureux = malhonnête --> dévoile la duplicité du Comte.
L.21 à 22 : R. passe du "vous" au "tu". Familiarité qui met en évidence la malhonnêteté de Lindor. Cela soulève la ? de l'identité. Cette ? est résolue par la déclaration d'amour. Il adopte sa véritable identité. R. admet enfin la new identité de son amoureux. Le Comte emploie enfin la 1ère personne : "ma femme" --> il assume dc totalement son identité qui est révélée par son titre. C'est dc la parole qui fait la personne.

CCL Générale:
Scène très riche en émotion et en sentiment. C'est une scène riche, dense et rythmée autant sur le plan dramaturgique que émotionnel. Sentiments en constante évolution, sentiments exacerbés. Beaumarchais tient le spectateur en haleine par cte enchaînement.
Rien d'original ds cette scène = topos mais Brio de Beaumarchais (= touche personnelle) : met en oeuvre des procédés dramaturgiques ac des thèmes rebattus. Il le fait ac génie.
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